• Le doyen de la presse Européenne

I puttachji di Carl' Antò

i Puttachji de la semaine
PUTTAGHJI



Cousin, cousine

Darius Rochebin, journaliste vedette de LCI, qui anime des rendez-vous d'information politiques, a dernièrement reçu Laure Lavalette, députée et porte-parole du Rassemblement National (RN), Manon Aubry, eurodéputée et co-présidente du groupe de La Gauche au Parlement européen pour La France Insoumise (LFI) et Jean-Charles Orsucci, maire de Bunifaziu, depuis peu porte-parole de l'équipe de campagne de Gabriel Attal, candidat à l’élection présidentielle. Les deux derniers nommés ont des liens de proximité locale et familiaux, c’est connu, et aussi quelques valeurs communes, cela s’est ressenti. Et, manifestement, ils se ménageaient. Cousin, cousine version cinéma, c’était transgressif et piquant ; version LCI, c’était convenable et convenu.



Traîtres ou baristas ?

En campagne pour l’élection présidentielle, pour faire peuple, Édouard Philippe a préparé et servi des frites. Quelques jours plus tard, pour paraître original et réfléchi, s’inspirant du modèle US qui prévoit l’élection d’un président début novembre et son investiture janvier, l’intéressé a plaidé en faveur d'un système dans lequel le président de la République élu en mai ne serait investi qu’en septembre. Calamiteux ! Après avoir joué les Tuche, il s’est donné l’image d’un président qui serait insuffisamment préparé ou, pire encore, d’un futur Roi fainéant. À croire que ses spin doctors travaillent pour Attal ou sont tout juste bons à servir le café durant les stratégy sessions. Traîtres ou baristas ?



On arrive à faire mieux...

À l’entrée d’un restaurant de chez nous dont la porte était close (sans doute pour préserver la fraîcheur dispensée par la clim), écrit sur un tableau noir : en grosses lettres capitales « C’EST FERMÉ » et en petits caractères « Service de 11 h 45 à 14 h 00 et de 19 h 00 à 21 h 00 ». Pour inciter à pousser la porte ou s’attabler en terrasse, chez nous et ailleurs, heureusement, on arrive à faire mieux...



Parti comme c’est …

Stéphane Sbraggia a dernièrement affirmé, et dénoncé, qu’une « inertie » de la Collectivité de Corse l'empêche d'exercer dans la ville dont il est maire (Aiacciu), ainsi qu’à l’échelle du territoire de l’intercommunalité qu’il préside (Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien), ses « prérogatives pleines et entières ». Dans la foulée, il a réclamé un transfert au bloc communal de la domanialité du foncier étant la propriété de la Collectivité de Corse, et que le pays ajaccien doit doté d'un statut métropolitain. Le Conseil exécutif de Corse a sèchement réagi. Il a fustigé des « accusations infondées », mis en exergue « porter un projet d'émancipation de ce pays » (la Corse, NDLR) et accusé la majorité municipale ajaccienne de vouloir « imposer l'iniquité et un déséquilibre territorial, au travers d'une métropolisation conçue uniquement comme un contre-pouvoir ». Parti comme c’est, à la prochaine passe d’armes, la municipalité ajacienne revendiquera « Libertà è Indipendenza per a cità è i tarritorii aiaccini » et la Collectivité de Corse répliquera en appelant les Corses à dire « Non au séparatisme ! » et « Oui à la Corse une et indivisible ! ».



Un loup ?

Après plusieurs jours de perturbations (retards et annulations de vols) du fait que des ATER 72-600 de sa flotte connaîtraient des « événements techniques » affectant leurs systèmes de conditionnement d’air, c’était toujours le brouillard. La direction d’Air Corsica s’était bornée à diffuser des communiqués ; n’avait pas précisé le nombre d’appareils concernés (selon France 3 Corse-Via Stella, quatre ou cinq sur sept) ; n’avait pas facilité l’obtention d’images de la réunion du Conseil Social Économique extraordinaire de la compagnie tenue avec notamment à l’ordre du jour des demandes de précisions sur l'état de la flotte ATER 72-600. Au mieux, le signe d’une gestion de crise calamiteuse. Au pire, le signe d’une ignorance des choses de nature à inquiéter car, c’est bien connu, l’insuffisance de transparence ou d’indications conduit toujours le commun des mortels à considérer que « Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup. »



Un chat noir ?

Pour traiter les perturbations sur son réseau résultant de l'immobilisation de plusieurs ATER 72-600 de sa flotte, Air Corsica a indiqué avoir affrété un Airbus A 319, un Airbus A350 et un ATR 72 aux compagnies Amelia, Air Caraïbes et Chalair. Coup de guigne, quelques heures après cette annonce, il a été connu qu’un ATR 42 de la compagnie Chalair ayant décollé de Paris-Orly à destination de Castres (Tarn) avec 18 passagers, avait dû faire demi-tour et se poser en urgence après le déclenchement d’une alarme semblant signaler un incendie moteur. Un dirigeant d’Air Corsica aurait-il, cet été, adopté un chat noir ?
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