I puttachji di Carl' Antò
i Puttachji de la semaine
PUTTAGHJI
Per fà casu è purtà rispettu
Ces derniers jours, à Aiacciu, des passants ont pu découvrir une plaque de rue portant le nom d’un certain « Prosper Alphonsi ». Les plus anciens et aussi les plus férus de la politique ont compris qu’une erreur grossière d’orthographe avait été commise et qu’il était question de « Prosper Alfonsi » qui, une fois l’Assemblée de Corse mise en place (août 1982), en avait été le premier président. Le tollé sur les réseaux sociaux suscité par cette bourde orthographique a conduit la municipalité ajacienne à prestement faire procéder au retrait de la plaque. Reste à espérer que sur celle qui la remplacera, il ne sera pas donné à lire « Alphonse Prosperi » et que sous « Prosper Alfonsi », il aura été ajouté « 1920-1991, Presidente di l’Assemblea di Corsica d’aostu 1982 à aostu 1984) ». Per fà casu di l’ortografià è purtà rispettu à a memoria di a persona.
Mais il y a un mais...
Bastia : la place Claude Papi jonchée de détritus durant plusieurs jours. Soumise sur les réseaux sociaux à de vives critiques pour son inaction et son silence, la municipalité bastiaise a enfin communiqué. Elle a indiqué que des actes graves d'intimidation et de violence à l’encontre d'agents du service Propreté dans l’exercice de leur mission place Claude Papi et alentours, avaient conduit à suspendre temporairement leurs interventions. A priori, plutôt compréhensible, mais il y a un mais : céder même provisoirement du terrain, est-il une réponse vraiment appropriée à l’incivisme des crasseux et aux comportements délinquants ?
Prenez-en de la graine
Lors d’un entretien accordé à deux journalistes de ViaStella, l’acteur Fabrice Luchini a confié être toujours chaleureusement accueilli sur notre île puis a révélé la recette permettant d’y être reçu à bras ouverts : « Il faut y arriver tranquille. Il faut y arriver en douceur. Faut pas la ramener trop […] Très gentil, assez doux. Pas commencer à faire le Parisien. Il faut pas faire le Parisien. » Nombreux touristes et nouveaux arrivants, et aussi quelques Corses de l’extérieur ou fraîchement revenus au pays, prenez-en de la graine.
Pour une fois
À Bastia, une exposition interactive à la A Casa de Scenze permet d’en savoir plus sur les tremblements de terre ainsi que sur les moyens d’identifier, mesurer et anticiper le risque sismique afin de mieux s’en protéger.Titre de l’expo : « Tic Tac Tectonique-Quandi a terra move … » Pour une fois, les opposants à la municipalité ne sont pas en mesure d’affirmer qu’à Bastia rien ne bouge.
Tacle assassin
Didier Franceschi a rejoint dernièrement rejoint la team corse du Rassemblement National. Coup dur et mauvais coup pour Julien Morganti. Il a perdu le capitaine de sa team « Un futur pour Bastia, le mouvement » : Didier Franceschi animait l’action militante et l’activité des ateliers programmatiques. Il a été durement taclé : Didier Franceschi a tiré un bilan très négatif de la campagne et l’issue des élections municipales de Bastia de mars dernier : « Les trois quarts des Bastiais ne nous ont pas accordé leur confiance, preuve que nous n’avons pas su incarner l’espoir d’un véritable changement. » ; Didier Franceschi a affirmé avoir ressenti un manque d’empathie et de sincérité : « S'engager en politique, c'est avant tout avoir le courage de prendre position pour défendre des convictions et un idéal, non pour soi, mais pour les autres, pour les plus humbles, les plus modestes et les plus pauvres. C'est ce souffle qui nous a manqué.»
400 000 € et un cousin
Corsica Diaspora a réuni son assemblée générale. L’association était en sommeil depuis plusieurs années. Son nouveau président Thomas Linale a annoncé vouloir la relancer à partir de plusieurs initiatives : campagne d’adhésion ; reprise du recensement des Corses vivant sur le Continent ou à l’étranger ; développement d’une application mobile qui donnera accès à un annuaire et une cartographie des Corses dans le monde ; recréer du lien avec (et entre) les associations de Corses de l’extérieur ; répertorier et faire connaître les réussites, les initiatives et les événements. Pour ce faire, l’association disposera d’un accès à plusieurs sources de données (réseaux sociaux, Université de Corse, Femu Qui…) et surtout d’une manne quinquennale de 400000 euros dans le cadre d’un partenariat avec l’ADEC (Agence de Développement Économique de la Corse). Il y a un an, l’Espace Cyrnea a été moins bien loti. Ses appels à un soutien financier ayant été ignorés par la Collectivité de Corse, le fondateur et animateur de ce véritable village corse au cœur de Paris, a dû se résoudre à mettre la clé sous la porte. Pourtant, durant plus de trois décennies, l’Espace Cyrnea avait accueilli des actions de valorisation de la culture, de la langue et des productions corses, de liens entre les Corses de l’extérieur, de soutien aux combats du Peuple corse. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir le bon cousin...
Per fà casu è purtà rispettu
Ces derniers jours, à Aiacciu, des passants ont pu découvrir une plaque de rue portant le nom d’un certain « Prosper Alphonsi ». Les plus anciens et aussi les plus férus de la politique ont compris qu’une erreur grossière d’orthographe avait été commise et qu’il était question de « Prosper Alfonsi » qui, une fois l’Assemblée de Corse mise en place (août 1982), en avait été le premier président. Le tollé sur les réseaux sociaux suscité par cette bourde orthographique a conduit la municipalité ajacienne à prestement faire procéder au retrait de la plaque. Reste à espérer que sur celle qui la remplacera, il ne sera pas donné à lire « Alphonse Prosperi » et que sous « Prosper Alfonsi », il aura été ajouté « 1920-1991, Presidente di l’Assemblea di Corsica d’aostu 1982 à aostu 1984) ». Per fà casu di l’ortografià è purtà rispettu à a memoria di a persona.
Mais il y a un mais...
Bastia : la place Claude Papi jonchée de détritus durant plusieurs jours. Soumise sur les réseaux sociaux à de vives critiques pour son inaction et son silence, la municipalité bastiaise a enfin communiqué. Elle a indiqué que des actes graves d'intimidation et de violence à l’encontre d'agents du service Propreté dans l’exercice de leur mission place Claude Papi et alentours, avaient conduit à suspendre temporairement leurs interventions. A priori, plutôt compréhensible, mais il y a un mais : céder même provisoirement du terrain, est-il une réponse vraiment appropriée à l’incivisme des crasseux et aux comportements délinquants ?
Prenez-en de la graine
Lors d’un entretien accordé à deux journalistes de ViaStella, l’acteur Fabrice Luchini a confié être toujours chaleureusement accueilli sur notre île puis a révélé la recette permettant d’y être reçu à bras ouverts : « Il faut y arriver tranquille. Il faut y arriver en douceur. Faut pas la ramener trop […] Très gentil, assez doux. Pas commencer à faire le Parisien. Il faut pas faire le Parisien. » Nombreux touristes et nouveaux arrivants, et aussi quelques Corses de l’extérieur ou fraîchement revenus au pays, prenez-en de la graine.
Pour une fois
À Bastia, une exposition interactive à la A Casa de Scenze permet d’en savoir plus sur les tremblements de terre ainsi que sur les moyens d’identifier, mesurer et anticiper le risque sismique afin de mieux s’en protéger.Titre de l’expo : « Tic Tac Tectonique-Quandi a terra move … » Pour une fois, les opposants à la municipalité ne sont pas en mesure d’affirmer qu’à Bastia rien ne bouge.
Tacle assassin
Didier Franceschi a rejoint dernièrement rejoint la team corse du Rassemblement National. Coup dur et mauvais coup pour Julien Morganti. Il a perdu le capitaine de sa team « Un futur pour Bastia, le mouvement » : Didier Franceschi animait l’action militante et l’activité des ateliers programmatiques. Il a été durement taclé : Didier Franceschi a tiré un bilan très négatif de la campagne et l’issue des élections municipales de Bastia de mars dernier : « Les trois quarts des Bastiais ne nous ont pas accordé leur confiance, preuve que nous n’avons pas su incarner l’espoir d’un véritable changement. » ; Didier Franceschi a affirmé avoir ressenti un manque d’empathie et de sincérité : « S'engager en politique, c'est avant tout avoir le courage de prendre position pour défendre des convictions et un idéal, non pour soi, mais pour les autres, pour les plus humbles, les plus modestes et les plus pauvres. C'est ce souffle qui nous a manqué.»
400 000 € et un cousin
Corsica Diaspora a réuni son assemblée générale. L’association était en sommeil depuis plusieurs années. Son nouveau président Thomas Linale a annoncé vouloir la relancer à partir de plusieurs initiatives : campagne d’adhésion ; reprise du recensement des Corses vivant sur le Continent ou à l’étranger ; développement d’une application mobile qui donnera accès à un annuaire et une cartographie des Corses dans le monde ; recréer du lien avec (et entre) les associations de Corses de l’extérieur ; répertorier et faire connaître les réussites, les initiatives et les événements. Pour ce faire, l’association disposera d’un accès à plusieurs sources de données (réseaux sociaux, Université de Corse, Femu Qui…) et surtout d’une manne quinquennale de 400000 euros dans le cadre d’un partenariat avec l’ADEC (Agence de Développement Économique de la Corse). Il y a un an, l’Espace Cyrnea a été moins bien loti. Ses appels à un soutien financier ayant été ignorés par la Collectivité de Corse, le fondateur et animateur de ce véritable village corse au cœur de Paris, a dû se résoudre à mettre la clé sous la porte. Pourtant, durant plus de trois décennies, l’Espace Cyrnea avait accueilli des actions de valorisation de la culture, de la langue et des productions corses, de liens entre les Corses de l’extérieur, de soutien aux combats du Peuple corse. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir le bon cousin...