Une figure du GFCA et de la Cité Impériale s’en est allée.
Michel Mancini, une figure du GFCA
Michel Mancini, une figure du GFCA et de la Cité Impériale s’en est allée.
Emblématique dirigeant du GFCA dans ses plus belles années, Michel Mancini a brutalement disparu la semaine dernière à l’âge de 78 ans. Il laisse, de par ses qualités humaines et sportives, un vide immense…
La nouvelle de la disparition brutale de Michel Mancini, la semaine dernière, a eu l’effet d’une véritable onde de choc dans la Cité Impériale et même plus loin encore. Toujours aimable, souriant, maître dans art de la macagna « aiaccina », il ne passait pas inaperçu. Il était de ces hommes attachants, grand passionné de football et de rallye dont il avait passé le flambeau à ses enfants.
Son nom est intimement lié à l’histoire du GFCA. Lui qui avait baigné, durant son enfance, dans l’ambiance de la « Pignatta » de Mezzavia lors des quatre glorieuses en CFA. Et qui, le plus logiquement du monde, fut directeur sportif du club « rouge et bleu » de 1977 à 1994, soit l’une des périodes les plus fastes de l’histoire du club.
Il formait, avec le regretté président Michel Appietto, un duo de choc qui contribua à faire accéder le Gazelec en D2 et réaliser tant de prouesses en coupe de France. Le célèbre GFCA-Toulon de 1983, le mythique GFCA-OM de 1990, malgré la défaite ou encore l’épopée de 1992 (élimination de Toulon et Saint-Étienne avant d’échouer en quarts de finale face à l’AS Monaco). Grand amoureux de son club, mais aussi du football corse, il était régulièrement présent en Ligue 1 et Ligue 2 à Timizzolu pour suivre l’ACA, il aura été l’un des artisans de la structuration du GFCA à l’aube des années 90, dans ce qui fut les balbutiements d’un statut professionnel trop rapidement tombé à l’eau.
Sous sa houlette, de nombreux joueurs avaient pu éclore ou se relancer en « rouge et bleu » (Makanaky, Meilley, Son, Géraldès, Larré, Etchélé, Barros, Sminjani, Lamon mais aussi les Corses Nativi, Ferri, Faedda...).
Son carnet d’adresses était au service de son club. Quant à son charisme et sa personnalité, ils lui avaient permis de tisser des liens étroits avec certains présidents mythiques tels que Bernard Tapie ou Gervais Martel. Michel était aussi un grand passionné de rallye. Il avait même participé au tour de Corse historique en 2007 avec son fils Jean-François comme copilote. C’est une figure d’Ajaccio, ville où il exerça le métier d’huissier de justice, qui vient de s’éteindre. Il va laisser un vide immense à tous ceux qui l’ont côtoyé.
Ph.P.
crédit photo : PH.P