• Le doyen de la presse Européenne

Collège de Montesoro : la non-violence ça s'apprend

Jean-François Bernardini de la fondation " Umani"
COLLÈGE DE MONTESORO :
LA NON-VIOLENCE ÇA S’APPREND


Il s’en donne du mal et ne ménage pas sa peine J. François Bernardini de la Fondation « Umani ».
Créer des liens, se protéger, se soutenir, s’aider pour vivre mieux ensemble. Du nord au sud il multiplie les conférences, en direction de la jeunesse sur le thème de la non-violence, de la chasse aux paroles de haine. Puissent les oreilles entendre, écouter et les cerveaux appliquer la cohésion.

VOYAGE AU PAYS DU POSSIBLE


Récemment au collège de Montesoro, il rencontrait les étudiants de BTS SAM 1 du lycée Paul Vincensini. Deux élèves Hanane et Mehdi ont suivi un stage de quinze jours, chez Umani dans le cadre de « La non-violence ça s’apprend ». Hanane a lu un exposé de son travail durant ces deux semaines et remercié vivement tous ceux de Umani pour ce qu’elle a pu réaliser grâce à eux.
Ensuite, J. François Bernardini a parlé des différentes formes de violences : précarité, les êtres vulnérables, les enfants, les personnes âgées, les handicapés, l’homosexualité, les animaux et la liste n’est pas exhaustive.
Les exemples se multiplient d’un bout à l’autre de la planète, pourquoi ?
Pourquoi tant de haine, pourquoi le rejet systématique de celui « d’en face ». il a soulevé également le grave problème des déchets et de la surconsommation, ça aussi c’est de la violence. Nous achetons et n’utilisons qu’à moitié, ensuite on jette. On a comptabilisé 34.000 bouteilles de plastique à la mn en méditerranée et après on s’étonne de la pollution. Il faut trier, séparer le vivant (bio-déchets), légumes, poireaux, fanes, salades etc…. du reste.
Il a incité les jeunes à faire du sport, 45 mn d’activité par jour c’est le top pour un corps humain. Ne pas s’abrutir devant la télé avec du coca nocif pour la santé. La santé est précieuse on n’en a qu’une il faut la préserver.

Pour en revenir à la non-violence il a rappelé qu’il y avait 7 milliards d’habitants sur la planète et qu’ils étaient tous uniques. Tout le monde ne peut être en accord avec son voisin, c’est ce qui fait notre richesse. Le désaccord fait avancer mais dans la maîtrise de la communication verbale, il suffit de canaliser son cerveau. La non-violence c’est apprendre à être fort sans être violent, tel un boxeur ou un karatéka.

J. François leur a expliqué avec des mots qui parlent aux jeunes. Le cerveau reptilien, pilote toutes les fonctions du corps, le cerveau émotion est parfois atteint de « virus ». La xénophobie, le racisme, la frime à tout prix, le harcèlement verbal et aujourd’hui le net.
On peut détruire des personnes à l’aide de mots, de phrases. Attention ce sont des réseaux dangereux, les messages et photos peuvent être utilisés. Lorsque l’on publie il faut savoir que c’est à vie, c’est ineffaçable.

Il a cité deux exemples, celui d’un collégien qui disait être surnommé « poubelle » parce qu’il n’avait pas de baskets à 250 € sa maman n’ayant pas d’argent. L’autre d’origine russe, au bord des larmes au cours d’une assemblée a dit devant toute la classe personne ne m’appelle par mon prénom on m’appelle « Poutine », comme si c’était une référence. Toute la classe l’a applaudit et depuis on ne l’appelle plus « Poutine ».
Mise en garde contre la maffia. Ce sont les plus dangereux et les plus violents. Une gangrène internationale, le cancer de la société. Il a raconté l’histoire d’un grand « chef des chefs » italien qui était entré dans ce système à leur âge et « marchait » sur des cadavres pour rester au sommet.

J. François a vu des gens proposer des « choses » aux collégiens contre espèces sonnantes et trébuchantes. Il ne faut pas entrer dans ce système particulièrement toxique. La vingtaine d’étudiants, leurs professeurs et la CPE Mme. Sabaud ont suivi avec intérêt la conférence donnée par J. F Bernardini.

Danielle Campinchi
Partager :