I puttachji di Carl' Antò
i Puttachji de la semaine
PUTTAGHJI
Au quotidien, c’est Golgotha
Un des deux ascenseurs d'un immeuble HLM de 11 étages est hors service depuis 19 ans. Le second, souvent sujet à des pannes, est hors service depuis plus d'une semaine. Seule alternative : l’escalier. Les personnes souffrant d’affections graves, notamment cardiaques ou pulmonaires, à mobilité réduite et/ou âgées, ainsi que celles ayant de jeunes enfants qu’il faut porter ou dont il faut hisser les poussettes, sont particulièrement impactées. Beaucoup de ces personnes sont quasiment bloquées chez elles car dans l'impossibilité de remonter. Et nombre de visiteurs renoncent. Dans cet immeuble d’Aiacciu, surtout depuis la canicule, au quotidien, c’est Golgotha. Bailleur social et entreprise chargée de la maintenance des ascenseurs se renvoient la responsabilité de la situation. Des élus compatissent et assurent « suivre le dossier ». Mais sans doute ce dossier court-il trop vite.
Hier, de nos jours
Dans les écoles, c’est le ballet des intervenants extérieurs. De grands témoins viennent y faire connaître leurs expériences heureuses ou douloureuses. Des associations viennent y dispenser leurs conseils sur les choses de la vie. Il était un temps heureux où l’école c’était l’enseignement, et la famille c’était l’éducation. De nos jours, trop souvent, l’école c’est la dispersion, et la famille la démission.
Populisme et sensationnalisme
Polémique entre l'adjoint au maire de Bastia, François Fabiani, et le conseiller municipal d'opposition, Nicolas Battini. Ce dernier affirme avoir été pris à partie par l’élu de la majorité municipale, dans un couloir de l’hôtel de ville de Bastia, en marge du conseil municipal. François Fabiani dit être très étonné par cette mise en cause. Vrai ou faux, minoration ou exagération, difficile à ce jour de faire la part des choses. En revanche, au vu des centaines de messages pouvant être lus sur les réseaux sociaux, une chose est certaine : les partisans de la droite de la droite adorent la vidéo dans laquelle Nicolas Battini, alternant entre ton sentencieux et humour, expose sa version des faits. C’est clair, populisme et sensationnalisme, ça rime et ça marche.
Vous avez dit symbole ?
Portant le nom de Georges Charpak depuis 2013, l'école de Toga va changer de dénomination. Le conseil municipal de Bastia a dernièrement décidé de l’appeler Léo Micheli. Le maire de Bastia a rappelé que le plus jeune responsable de la Résistance corse était né dans ce quartier et qu'alors que disparaissent les derniers acteurs de la Résistance, cette dénomination entretiendra la mémoire auprès des jeunes générations. « Les symboles sont importants » a ajouté Gilles Simeoni. Il n’est pas certain qu’honorer le Résistant mais aussi homme de tolérance et de culture qu’était Léo Micheli, en gommant le nom de Georges Charpak, enfant d’une famille juive ayant fuit la Pologne des années 1930 où sévissait l’antisémitisme, ancien résistant, déporté et lauréat du prix Nobel de physique, soit un heureux symbole.
Culture du « amortir le forfait »
Le Groupe Montagne des Sapeurs-Pompiers de Haute-Corse a dû intervenir pour secourir un groupe de 11 personnes, dont plusieurs mineurs, qui s'était égaré sur les hauteurs surplombant San Martinu di Lota. Les « randonneurs » ont été retrouvées déshydratés et épuisés. L’intervention a mobilisé un hélicoptère qui initialement devait être engagé sur le feu qui ravageait des centaines d’hectares de végétation dans le Niolu. Inconscience, impréparation des égarés, mais aussi et surtout culture du « amortir le forfait » fondée sur le théorème « On a pris des jours de congé, on a payé, on doit donc profiter un max, y compris en comptent sur les autres ».
L’anti-Corse ne manque jamais d’imagination
Des « révélations » publiées par Le Parisien ont fait état de possibles contacts entre l'association russophile française SOS Donbass et des militants nationalistes corses. Un corse, présenté comme un important responsable de SOS Donbass, aurait tenté, à la demande d'agents du renseignement militaire russe, d'approcher des indépendantistes corses avec pour objectif « des actions de déstabilisation du gouvernement français ». Nazione a démenti toute relation avec SOS Donbass. Petru Antone Tomasi, porte-parole du parti indépendantiste, a ironiquement affirmé que Nazione « n'est pas plus responsable du blocage du détroit d'Ormuz, de l'attentat contre Kennedy ou encore de la destruction du vase de Soissons ». Hier le nationalisme corse a été taxé d’être un suppôt de l’irrédentisme italien, d’être soutenu par la Libye du colonel Kadhafi, de frayer avec terrorisme international, aujourd’hui on essaie de le taxer de relais de Poutine. L’anti-Corse ne manque jamais d’imagination.
Au quotidien, c’est Golgotha
Un des deux ascenseurs d'un immeuble HLM de 11 étages est hors service depuis 19 ans. Le second, souvent sujet à des pannes, est hors service depuis plus d'une semaine. Seule alternative : l’escalier. Les personnes souffrant d’affections graves, notamment cardiaques ou pulmonaires, à mobilité réduite et/ou âgées, ainsi que celles ayant de jeunes enfants qu’il faut porter ou dont il faut hisser les poussettes, sont particulièrement impactées. Beaucoup de ces personnes sont quasiment bloquées chez elles car dans l'impossibilité de remonter. Et nombre de visiteurs renoncent. Dans cet immeuble d’Aiacciu, surtout depuis la canicule, au quotidien, c’est Golgotha. Bailleur social et entreprise chargée de la maintenance des ascenseurs se renvoient la responsabilité de la situation. Des élus compatissent et assurent « suivre le dossier ». Mais sans doute ce dossier court-il trop vite.
Hier, de nos jours
Dans les écoles, c’est le ballet des intervenants extérieurs. De grands témoins viennent y faire connaître leurs expériences heureuses ou douloureuses. Des associations viennent y dispenser leurs conseils sur les choses de la vie. Il était un temps heureux où l’école c’était l’enseignement, et la famille c’était l’éducation. De nos jours, trop souvent, l’école c’est la dispersion, et la famille la démission.
Populisme et sensationnalisme
Polémique entre l'adjoint au maire de Bastia, François Fabiani, et le conseiller municipal d'opposition, Nicolas Battini. Ce dernier affirme avoir été pris à partie par l’élu de la majorité municipale, dans un couloir de l’hôtel de ville de Bastia, en marge du conseil municipal. François Fabiani dit être très étonné par cette mise en cause. Vrai ou faux, minoration ou exagération, difficile à ce jour de faire la part des choses. En revanche, au vu des centaines de messages pouvant être lus sur les réseaux sociaux, une chose est certaine : les partisans de la droite de la droite adorent la vidéo dans laquelle Nicolas Battini, alternant entre ton sentencieux et humour, expose sa version des faits. C’est clair, populisme et sensationnalisme, ça rime et ça marche.
Vous avez dit symbole ?
Portant le nom de Georges Charpak depuis 2013, l'école de Toga va changer de dénomination. Le conseil municipal de Bastia a dernièrement décidé de l’appeler Léo Micheli. Le maire de Bastia a rappelé que le plus jeune responsable de la Résistance corse était né dans ce quartier et qu'alors que disparaissent les derniers acteurs de la Résistance, cette dénomination entretiendra la mémoire auprès des jeunes générations. « Les symboles sont importants » a ajouté Gilles Simeoni. Il n’est pas certain qu’honorer le Résistant mais aussi homme de tolérance et de culture qu’était Léo Micheli, en gommant le nom de Georges Charpak, enfant d’une famille juive ayant fuit la Pologne des années 1930 où sévissait l’antisémitisme, ancien résistant, déporté et lauréat du prix Nobel de physique, soit un heureux symbole.
Culture du « amortir le forfait »
Le Groupe Montagne des Sapeurs-Pompiers de Haute-Corse a dû intervenir pour secourir un groupe de 11 personnes, dont plusieurs mineurs, qui s'était égaré sur les hauteurs surplombant San Martinu di Lota. Les « randonneurs » ont été retrouvées déshydratés et épuisés. L’intervention a mobilisé un hélicoptère qui initialement devait être engagé sur le feu qui ravageait des centaines d’hectares de végétation dans le Niolu. Inconscience, impréparation des égarés, mais aussi et surtout culture du « amortir le forfait » fondée sur le théorème « On a pris des jours de congé, on a payé, on doit donc profiter un max, y compris en comptent sur les autres ».
L’anti-Corse ne manque jamais d’imagination
Des « révélations » publiées par Le Parisien ont fait état de possibles contacts entre l'association russophile française SOS Donbass et des militants nationalistes corses. Un corse, présenté comme un important responsable de SOS Donbass, aurait tenté, à la demande d'agents du renseignement militaire russe, d'approcher des indépendantistes corses avec pour objectif « des actions de déstabilisation du gouvernement français ». Nazione a démenti toute relation avec SOS Donbass. Petru Antone Tomasi, porte-parole du parti indépendantiste, a ironiquement affirmé que Nazione « n'est pas plus responsable du blocage du détroit d'Ormuz, de l'attentat contre Kennedy ou encore de la destruction du vase de Soissons ». Hier le nationalisme corse a été taxé d’être un suppôt de l’irrédentisme italien, d’être soutenu par la Libye du colonel Kadhafi, de frayer avec terrorisme international, aujourd’hui on essaie de le taxer de relais de Poutine. L’anti-Corse ne manque jamais d’imagination.