Action citoyenne : quand Frédéric Poletti mord
ll ne lâche rien
Action citoyenne : quand Frédéric Poletti mord
Dans un récent message sur les réseaux sociaux intitulé « Bastia : menace sur la ville ! », Frédéric Poletti a mis en cause une action de défense de la municipalité bastiaise. Il accuse ironiquement puis gravement celle-ci d’user d’un « raisonnement assez remarquable »
Il y a quelques mois, le militant citoyen Frédéric Poletti a porté contestation du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Bastia, devant le Tribunal administratif. Dans un récent message sur les réseaux sociaux, il vient de mettre en cause une action de défense de la municipalité bastiaise. Il accuse celle-ci d’invoquer qu’il aurait procédé à une intrusion illégale dans le système informatique de la Ville de Bastia afin de collecter des documents d’urbanisme, notamment des cartes. Il répond d’abord à cela, qu’ironiquement il qualifie de « raisonnement assez remarquable » : « Les données utilisées sont publiques. Leur représentation graphique est accessible au public. » Et il ajoute en déduire : « Les données sont publiques. Les outils cartographiques sont courants. Mais produire une carte ferait de vous un possible cybercriminel. Ce qui reviendrait un jour à dire qu’utiliser une calculatrice avec des chiffres publics devrait laisser penser que l’on s’est introduit dans les ordinateurs du ministère des Finances. »
ll ne lâche rien
Se faisant ensuite plus grave, Frédéric Poletti suggère qu’un droit fondamental est contesté : « Le tribunal administratif est précisément le lieu où un citoyen peut contester une décision administrative et demander au juge de contrôler la légalité de l’action publique. Ce recours n’est ni une agression contre la commune ni une tentative de l’empêcher de fonctionner. C’est un droit et l’une des expressions les plus essentielles de notre démocratie et de l’État de droit. Une majorité municipale devrait pouvoir répondre sereinement sur le fond lorsqu’un administré exerce ce droit. Or elle semble si peu supporter que son action puisse être discutée qu’elle en vient à agiter, dans ses écritures, la perspective d’une infraction pénale. » La conclusion est à cinglante : « Si la commune estime réellement disposer d’éléments caractérisant une infraction, je l’invite à aller au bout de son raisonnement et à mettre en œuvre la procédure qu’elle évoque. Chacun pourra alors produire ses éléments et en répondre devant l’autorité compétente. Penser que je renoncerai à défendre ma ville en me laissant impressionner par de tels procédés montre à quel point cette majorité est à côté de la plaque. » C’est clair, quand Frédéric Poletti mord, ensuite, il ne lâche rien.
JPB