Programmation militaire en Corse : c’est du lourd.
La position géographique de « Zara » en fait un site facilitant toute opération aérienne en Méditerranée et de contrôle de cette zone.
Programmation militaire en Corse : c’est du lourd.
La position géographique de « Zara » en fait un site facilitant toute opération aérienne en Méditerranée et de contrôle de cette zone. Logiquement, l’État y met des sous.
Il y a un peu plus d’un an (mars 2025), j’écrivais : « La Corse est directement concernée par les annonces du président de la République concernant la guerre entre l’Ukraine et la Russie et les évolutions la politique de défense. » Et j’argumentais : « Le 2e régiment étranger de parachutistes est basé au camp Raffali à Calvi […]
À Sulinzara, est implantée la base aérienne 126 “Capitaine Preziosi”, dite “Zara”, installation de parcage et de projection des appareils de combat et de transport de l’Armée de l’Air et d’autres pays étant intégrée aux systèmes offensif et défensif de l’OTAN.
À “Zara” peuvent être effectués les rotations, le ravitaillement et la maintenance d’avions de combat ou de transport et de ravitailleurs en vol. À “Zara”, des pilotes d’unités aériennes de France et d’autres pays de l’OTAN viennent s’entraîner au tir air-air et air-sol. » Je concluais ainsi : « La position géographique de “Zara” en fait un site facilitant toute opération aérienne en Méditerranée et de contrôle de cette zone. » Il est aujourd’hui officiellement confirmé que j’avais raison. Dans un entretien accordé à notre unique quotidien régional, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a évoqué les engagements de la loi de programmation militaire et l’augmentation de moyens prévue en Corse. C’est du lourd. Depuis 2017, les investissements dans les infrastructures militaires de l’île sont en hausse de 205 %.
D’aujourd’hui à 2030 : 289 millions d’euros pour l’infrastructure, 160 logements de militaires construits ou rénovés, financement, à l’attention des proches des militaires, d’une crèche et de deux maisons de famille à Ventiseri et Calvi, financements pour la réserve.
Alexandra Sereni