• Le doyen de la presse Européenne

A bout de souffle

L 'année démarre sur les chapeaux de roue.

A bout de souffle


L’année démarre sur les chapeaux de roue. Et à ce rythme il est fort à parier que le passage au stand va s’imposer plus tôt que prévu. Un Macron en slick conserve la pole, mais Pécresse attend l’aspiration, à défaut d’inspiration. Zemmour va lâcher les chevaux. Pendant ce temps, Marine le Pen caresse ses chats.

Il souffle le chaud et le froid.

Après le mea culpa de fin d’année, où Macron a confessé trop de provoc, de brutalité, voire de mépris dans ses propos à l’adresse des Français, il a remis la gomme. Avec une population vaccinée à 90% il ne peut que rafler la mise. Quitte à rallumer la mèche, à ce que les gilets jaunes voient rouge, de nouveau il provoque, brutalise, méprise, et donc, cannibalise la campagne. Depuis Mitterrand, on n'avait pas eu à faire à un politicien aussi roublard, machiavélique et cynique. Le souffle en moins. En outre il met la puzza dans le clan LR, divisé sur le pass vaccinal, et ramène systématiquement le débat sur le plan sanitaire, pour éviter l’évocation du bilan, de l’insécurité et de l’immigration, surfaces sur lesquelles il est sur la défensive. Goodyear Mac!

Le souffle court.

Valérie Pécresse descend à la cave et en remonte avec un Karsher. Promis, elle va faire le ménage! Ciotti, le monsieur propre de l’entreprise, garantit la fiabilité du matos. Et oui, il n’a jamais servi. Un Karsher flambant neuf. Ça valait le coup d’en faire des caisses, sur le thème, “je suis une femme”, pour s’auto- réduire, à la première occasion, aux tâches ménagères. Dans la foulée, Margareth Karsher convoque la presse pour nous faire une révélation. Elle est la fille de Voltaire. Après une rapide investigation, on s’est tous trompé de Voltaire. Elle est la nièce de Marc Volter, qui a sa société de nettoyage rue Beccaria dans le 12eme à Paris, et la fille de Raoul Volter, qui gère son entreprise de nettoyage en bâtiment à Castelner, dans les Landes. Bref, elle est du métier.

Le souffle coupé.

Marine Le Pen laisse le chrono défiler, les autres candidats se mettre à la faute en gardant un œil dans le rétro. On l’entend peu, elle se maintient plus ou moins dans les roues de Macron, mais devra bien, tôt ou tard, tenter quelque chose. A défaut, elle accréditerait la thèse, que sa présence n’a que pour seul objet, la gestion de la boutique. A se demander si cet atavisme familial, annonce déjà une candidature en 2027, sauf si d’ici là, sa nièce reprend le pas-de-porte et le fonds de commerce.

Le second souffle. Zaza a les nerfs qui lâchent. Coincé à la corde par un Macron pas officiellement candidat, qui ne sert que du vaccin à ronger, l’agité du casque fulmine. Il attaque Le Pen à la sulfateuse et tire à boulets rouges sur Pécresse. Après de Villiers, il nous sort son deuxième parrain. Patrick Buisson. Le spécialiste des coups tordus et des basses manœuvres. C’est la promesse que l’affreux, qui au passage, confirme sa polygamie, va nous faire une campagne d’une violence inouïe. Si la victoire semble improbable, la société peut en sortir en lambeaux.

L’essoufflé. Chez Mélenchon ça ne prend plus. Il s’est grillé pendant 5 ans et la flamme qui habitait la carcasse du candidat de 2017 se consume mollement en 2022. Lui aussi fonctionne dorénavant en boutiquier, en chef de rayon, et sa présence n’a pour ambition que de maintenir son socle d’élus. Il avait la possibilité de passer la main, le paddock recèle de jeunes talents, mais son égo a soufflé plus fort que sa raison.

Le dernier souffle.
Pauvre Gauche. Adieu la Gauche. Un champ de ruines. Comme si elle n’était pas suffisamment balkanisée, Taubira vient ajouter un peu plus de confusion à ce tableau d’ombres. Il fallait de toute façon en arriver là, pour renaître de ses cendres.

Diafoirus Véran
, qui a enfin chopé le covid, entrevoit la fin du virus pour le printemps prochain. Il est difficile de souffler sur les braises avec un masque. Quand le peuple sera libéré de toutes les contraintes qui l’entravent, la situation sera explosive. Après un mandat qui a exacerbé les divisions, les haines et les passions tristes, ce pays sera ingérable. On ne peut pas gouverner sereinement avec 25% des voix, avec un tel rejet sur sa personne. C’est là où la tactique de Macron a ses limites. Elle garantit la victoire mais aussi la crise de nerfs.

.Sgaiuffu
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