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A l'accorta cette semaine : eventi e fatti

A l'accorta cette semaine

Eventi è fatti




Hommage à Marie-José Nat

Le 22 avril dernier, jour qui aurait dû être le 8e anniversaire de Marie-José Nat, la commune de Bunifaziu a inauguré la place portant le nom de l’actrice (place située au pied de sa maison). La cérémonie a eu lieu en présence des élus de la commune, dont le maire Jean-Charles Orsucci, et des membres de la famille. Marie-José Nat est née le 22 avril 1940 à Bunifaziu, d’un père kabyle, militaire de carrière, et d’une mère corse, bergère. Jean-Charles Orsucci a souligné que la dénomination de cette place, affirmait la volonté de la commune de rendre hommage à une de ses enfants profondément attachée à sa Ville ; d’honorer un talent et un grand parcours artistique ; de conserver le souvenir d’une belle personnalité dont l’image contribue à l’identité de la ville. Un dossier de presse évoquant l’événement, les liens étroits de Marie-José Nat avec sa ville natale, ainsi que les grands moments de la carrière cinématographique et théâtrale d’actrice, a été réalisé par le service communication de la ville de Bunifaziu. Pour le consulter : https://www.bonifacio-mairie.f... Photo : Mairie de Bunifaziu

Tristounet 1er mai

Le 1er mai corse n’a pas donné lieu à une forte mobilisation des salariés et des retraités. À Aiacciu, un peu plus d’une centaine de personnes devant la préfecture, qui représentaient notamment la CGT et l’UNSA, le Parti communiste et la Ligue des Droits de l’Homme. À Bastia, un peu plus de 200 manifestants sur le boulevard Paoli, deux cortèges. L’un de FO qui comptait une trentaine de personnes. L’autre suivant à quelques mètres, essentiellement CGT, UNSA, Parti communiste, qui rassemblait environ 200 personnes. Tristounet ! Rien de surprenant si l’on considère que beaucoup ont mis du leur pour qu’il en soit ainsi : divisions syndicales ; certaines forces de gauche, STC et CFDT absents ; salariés ayant préféré le séjour au village ou tout simplement le farniente. Donc, les problématiques des personnes mobilisées — revenu du capital évoluant en moyenne au moins trois fois plus vite que celui du salarié, bas salaires, paupérisation de la classe moyenne, inflation, pouvoir d’achat, pauvreté, détricotage du service public et de la sécurité sociale, réduction des droits et pensions des retraités — n’ont pas fait recette. Faut-il en conclure que, chez nous, le salariat et les retraités sont chouchoutés et roulent sur l’or ?
Photo : Journal de la Corse

Ça risque de faire mal

En raison de l’état de guerre dans la région du Golfe persique qui provoque une flambée du prix du kérosène, des compagnies aériennes annulent des vols et augmentent le prix du billet. Ainsi Volotea, outre supprimer certains de ses vols, a décidé la mise en place d’une tarification qui permettra de faire payer un supplément aux clients qui seront déjà en possession de leur titre de transport. Transavia envisage de faire de même. Les compagnies se veulent cependant rassurantes. Elles affirment que le nombre des annulations reste limité ; que des solutions sont proposées à chaque voyageur impacté pour lui permettre de ne pas renoncer au voyage programmé ; que les hausses de tarifs resteront raisonnables. Air Corsica affirme même que durant la haute-saison estivale, elle n’annulera aucun vol et n’augmentera pas le prix du billet. Chez nous, en mai et juin, la fréquentation touristique ne devrait pas trop être impactée du fait de réservations « avion » et aussi « hébergement » souvent déjà réalisées, et non annulables, car ayant été faites, notamment par les comités d’entreprise, les retraités ou les adeptes de courts séjours, selon des tarifs promotionnels. En revanche, pour ce qui concerne juillet et août et l’arrière-saison, l’incertitude quant à la fréquentation est de mise, car, si l’état de guerre s’éternise, plusieurs facteurs négatifs risquent de se conjuguer : billets plus chers ; vols annulés ; perte de pouvoir d’achat, crainte de l’avenir incitant à limiter les dépenses. Ça risque donc de faire mal dès le début de l’été. Et toute l’économie sera alors affectée, car celle-ci dépend beaucoup du tourisme. La dernière livraison de la Lettre de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Corse fait encore dans l’optimisme, mais celui-ci est teinté de prudence : « La Corse de l’aérien est prête pour 2026 ! En espérant la fin rapide de la crise en Iran et dans les pays du Golfe… » Certes l’aérien ne conditionne pas tout, mais la plupart des facteurs négatifs ci-dessus évoqués auront malheureusement aussi une influence sur les clientèles envisageant d’emprunter le transport maritime avec leurs automobiles, camping-cars ou motos. En effet, rien ne garantit que les compagnies maritimes, elles aussi affectées par les hausses de prix des carburants, n’augmenteront pas leurs prix, et les passages à la pompe, s’ils restent trop onéreux, inciteront probablement à réduire les budgets vacances. 

Corti panse ses plaies à bon prix

Lors des tempêtes Ciaran et Domingos (novembre 2023), des installations communales de Corti ont été fortement impactées. Notamment la prise d’eau de la Restonica alimentant la cité, le Pont de Baliri traversant le Tavignanu. La Ville de Corte a engagé une opération de réhabilitation visant à garantir la continuité du service public d’eau potable. La phase 1 (réfection de la piste d’accès de la prise d’eau) est terminée. Financements : 221 113,10 € HT (Travaux), 20 015,52 € HT (Maîtrise d’œuvre)/Financeurs : État (50 %), Collectivité de Corse (30 %), ville de Corte (20 %). La phase 2 (réhabilitation de la prise d’eau) sera lancée dès l’obtention des financements demandés à l’État, à la Collectivité de Corse et à l’Agence de l’eau. La Ville de Corte a par ailleurs, ces derniers jours, bouclé définitivement définitivement le dossier Pont de Baliri. Le conseil municipal a décidé l’acquisition du pont actuellement loué au Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement). Cette acquisition coûtera 85 000 € HT (51 300 € HT étant pris en charge par l’État au titre de la dotation de soutien à l’investissement local). Il faudra certes ajouter quelques dépenses intégration paysagère du pont et de ses abords. Beaucoup d’argent public sera cependant épargné, car la construction d’un pont avait été estimée à au moins 2 M€ et que la location du pont du Cerema jusqu’à la fin du chantier aurait coûté 23 000 €/an. Réduction des coûts, fort subventionnement, Corti panse ses plaies à bon prix.
Photo : Cità di Corti

Calinzana : les oiseaux ont gagné

Le parc éolien de Bocca d’Azzone dont la réalisation était prévue sur des hauteurs du territoire de la commune de Calinzana, ne verra pas le jour. Le projet avait été dévoilé en 2008. Un premier permis de construire avait alors été accordé malgré des manques relevés dans l’étude d’impact sur l’environnement. Des recours engagés par la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la menace d’un contentieux européen avaient, en 2012, incité les services de l’État à retirer le permis de construire. Décision qui avait été validée par le juge administratif en 2016. Mais, en 2018, nouveaux promoteurs, nouveau projet, nouvel aval préfectoral. La Ligue pour la Protection des Oiseaux est alors remontée au créneau, confortée dans son opposition par une hostilité quasi générale au nouveau projet (onze éoliennes qui auraient défiguré des paysages préservés, dont les pales auraient représenté des dangers mortels pour les oiseaux). La cour administrative d’appel de Marseille lui a dernièrement donné raison. Les promoteurs ont décidé de jeter l’éponge. La Ligue a salué « une victoire majeure pour la protection de la biodiversité corse, en particulier pour ses rapaces les plus menacés ».

Bunifaziu : un port de plaisance nickel et green

La modernisation de la station d’avitaillement du port de plaisance de Bunifaziu est achevée. Cette réalisation a contribué à la conservation des certifications « Ports propres » et « Ports propres et actifs en biodiversité ». L’audit de vérification et de validation a particulièrement souligné : des solutions innovantes, notamment avec l’installation de deux robots pour la collecte des macrodéchets ; une grande propreté dans un contexte opérationnel exigeant ; une montée en compétence des équipes municipales ; une sensibilisation efficace des professionnels du port à la qualité environnementale ; une communication active, en particulier auprès des scolaires, pour faire connaître et ancrer les bonnes pratiques. Ces certifications récompensent un engagement constant de la commune de Bunifaziu en faveur d’une gestion portuaire exemplaire qui concilie activité économique, qualité d’accueil et préservation de l’environnement. Photo : Mairie de Bunifaziu

Aiacciu : du mieux pour le réseau de bus

La Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) a récemment mis en service une nouvelle voie de bus dédiée de 600 mètres, dans le sens sortant d’Aiacciu, entre le quai des Torpilleurs et les Salines. Cette voie complète la voie existante dans le sens entrant. Cet aménagement vise à faciliter les déplacements des bus des lignes 1 et 11 qui circulent toutes les 15 minutes entre l’aéroport, la gare du téléporté Saint-Joseph et la place du Diamant. Objectifs : bus plus ponctuels, déplacements scolaires facilités, meilleures conditions de circulation pour les services de secours. Financement : 1 M€. Financeur : Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien. Photo : Cità d’Aiacciu.
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