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Femu a Corsica crie victoire , Le PNC réaffirme son autonomie

C’est incontestable, le cap qui avait été fixé en octobre dernier à Lavatoghju par les siméonistes, a été tenu et a produit les résultats espérés.

Femu a Corsica crie victoire



C’est incontestable, le cap qui avait été fixé en octobre dernier à Lavatoghju par les siméonistes, a été tenu et a produit les résultats espérés.


Le Cunsigliu de Femu a Corsica a dernièrement tiré le bilan des élections municipales. C’est incontestable, il a pu constater que le cap qu’il avait fixé en octobre dernier à Lavatoghju avait été tenu et avait produit les résultats espérés.
En effet, en Balagne, le parti siméoniste avait lancé un appel aux nationalistes et aux progressistes pour construire des projets municipaux et des listes d’union, chaque futur partenaire n’étant toutefois pas tenu de renoncer à ses fondamentaux et à ses objectifs stratégiques. Six mois plus tard, force est de reconnaître que cette tactique électorale a été payante. En réveillant le sentiment de l’existence d’une famille nationaliste et en appelant au devoir de dépasser les différences et les divergences au sein de celle-ci afin de préserver les victoires « historiques », le parti siméoniste a suscité des dynamiques d’union qui s’ajoutant aux primes aux sortants et aux moyens de convaincre au-delà du nationalisme offerts par les machines de pouvoir Collectivité de Corse, Chambres consulaires et bastions municipaux, ont : fait oublier les gestions contestées et souvent contestables du parti siméoniste ; permis de sauver la forteresse Bastia (certes de justesse, mais l’essentiel a été fait) ainsi que conserver les communes conquises en 2020 ; de prendre pied sur des terrains difficiles (Aiacciu, Sartè, Portivechju…) ; de réaliser des gains dans le rural. Le parti siméoniste peut crier victoire.
Ce qu’il fait d’ailleurs en revendiquant détenir plus de 60 mairies, et en estimant que des centaines d’adjoints et conseillers municipaux majoritaires ou d’opposition sont des militants ou des compagnons de route. Si on considère ce qui précède et que près de 150 communes sont peu ou prou dirigées par des nationalistes, il y a fort à parier que Femu a Corsica envisage désormais avec optimisme une autre échéance électorale, les sénatoriales, et ne devrait pas tarder à appeler à une union nationaliste et progressiste afin d’aller au combat pour que le siège de Haute-Corse que détient le siméoniste Paulu Santu Parigi ne soit pas perdu et pour tenter de déloger la droite du siège de Corse du Sud.
Pierre Corsi




Le PNC réaffirme son autonomie



Le Partitu di a Nazione Corsa a souligné ses avancées électorales et confirmé son choix d’une démarche originale et autonome.


Les membres du Cunsigliu du Partitu di a Nazione Corsa (PNC) se sont dernièrement réunis pour analyser les résultats des élections municipales, examiner la situation et les perspectives politiques, et établir un calendrier de travail.
Ils ont tiré un bilan globalement positif de la participation des candidats de leur parti aux élections municipales (présence dans de nombreuses communes, nombreux élus, perception des grands enjeux stratégiques de la Corse et des attentes des Corses). Pascal Zagnoli, le secrétaire général du parti s’est félicité de l’échec des tentatives de diabolisation, de marginalisation ou d’ostracisation de son organisation : « Les tentatives d’isolement sont restées vaines » et a souligné des avancées électorales : « Nous renforçons notre ancrage dans les microrégions avec de nombreux maires, adjoints au maire et conseillers municipaux, adhérents du PNC ou s’inscrivant dans la démarche Avanzemu. » Pascal Zagnoli a aussi précisé ce qu’est la démarche originale et autonome que le PNC entend confirmer et développer : « Nous optons pour un nationalisme ambitieux qui veut réussir en s’attaquant aux problèmes du quotidien des Corses pour trouver des solutions, et non nous satisfaire d’incantations. » Les membres du Cunsigliu ont aussi réitéré le soutien de leur parti à la révision constitutionnelle, tout en mettant en cause la méthode de la majorité territoriale siméoniste : « Il n’y a plus de rapport de force entre Paris et la Corse. ». Enfin, un calendrier de travail dont le contenu sera dévoilé prochainement a été évoqué. Il porterait sur une nouvelle structuration du parti et des travaux thématiques afin de préparer les nombreuses échéances électorales à venir.

Pierre Corsi
Photo : Journal de la Corse
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