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GFCA : Silence radio !

Si de nombreuses rumeurs circulent quant à d'éventuels repreneurs, la situation semble encore en stand-by.

GFCA : silence radio !

Depuis que la JIRS a mis le nez, dans le cadre d’une enquête qu vise la bande dite du « Petit Bar », dans les affaires du GFCA, l’épée de Damoclès plane sur le club. Si de nombreuses rumeurs circulent quant à d’éventuels repreneurs, la situation semble encore en stand-by.


Mi-octobre, la Juridiction Interrégionale Spécialisée de Marseille (JIRS) avait, on le sait, ordonné, dans le cadre d’une enquête menée à l’encontre de la bande dite du « Petit Bar », la saisie des deux comptes du club. Du coup, et à la suite de la démission des actionnaires principaux du club, c’est une chape de plomb qui s’est abattue sur le Gazelec, menacé de dépôt de bilan et plus loin encore, de disparition. Une date butoir, celle de la fin octobre avait été évoquée.

Depuis, près de deux mois se sont écoulés. D’un point de vue purement sportif, la vie suit son cours du côté de Mezzavia. Rétrogradé en N3, le club campe actuellement en huitième position au classement avec un parcours que d’aucun considérait comme prometteur en début d’exercice (4 victoires, une défaite, deux nuls). Avec quatre matchs de retard. L’équipe, comme en témoigne en dépit de l’élimination, sa belle prestation en coupe de France face au Red-Star pensionnaire de National (1-2), a semble-t-il, retrouvé ses vertus et des qualités de jeu qui incitent à l’optimisme. Les déboires extra-sportifs influent-il sur le rendement sur le terrain ? Difficile de des prononcer avec certitude m^me s’il y a fort à parier que oui. Pourtant, ça roule de ce côté. L’équipe réserve tient la route dans le ventre mou du championnat de R1, les « U17 » nationaux de Robert Bonardi, occupent la sixième place de leur poule et paraissent en mesure de poursuivre l’aventure l’an prochain et les différentes sections poursuivent leur chemin encadrées par leurs éducateurs


D’éventuels repreneurs


Mais derrière le volet sportif, où le club continue de fort belle manière son activité, de surcroît avec le souci de son avenir, la pression se fait toujours sentir. S’il l’on tient compte des démêlés judiciaires, la menace persiste et l’enjeu, à court terme va consister à désolidariser les volets judiciaire et sportif, condition sine qua none pour assurer la pérennité du club à ce niveau. Une tâche bien délicate. Difficile, dans ce contexte, d’arracher une quelconque information. Concernant les rumeurs, il semblerait que d’éventuels repreneurs (au nombre de quatre), seraient prêts à reprendre le flambeau afin d’assurer la survie du club. Mais pas à n’importe quel prix. « Il faudrait faire définitivement table rase de ce passé », évoque-t-on en coulisses. Sur ce point, l’avenir nous renseignera. Mais quand bien même le Gaz parvenait à ses fins pour ce qui est de l’entité sportive, un autre combat, et non des moindres, surviendra : le volet financier et une dette que le club traîne comme un boulet concernant le rachat du stade en 2016, non acquitté à ce jour et un déficit lié, du reste, à la rétrogradation en National 3. Du côté de la gestion, la Commission Régionale de Contrôle des Clubs (CRCC, filiale de la FFF), chargée de du contrôle de la gestion administrative, financière et juridique, reste dans l’attente de l’issue du volet judiciaire. Et il doit en être de même pour ce qui est des élus qui, s’ils ne se prononcent pas de manière officielle, semblent préoccupés par la situation que vit actuellement le GFCA. Une affaire sur laquelle nous ne manquerons pas de revenir…

Ph.P.
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