• Le doyen de la presse Européenne

La paix et la santé pour 2023 ? Des voeux pieux ?

QUe faut-il souhaiter qui soit crédible pour l'année qui débute ? La Paix ?

La paix et la santé pour 2023 ?

 Des vœux pieux ?


Que faut-il souhaiter qui soit crédible pour l’année qui débute ? La paix ? La guerre déclenchée en Ukraine par la Russie semble devoir s’éterniser. Toutes les autres dont on ne parle pas, mais qui tuent plus encore font rage sur tous les continents de la planète à l’exception de l’Australie. La santé ? Si la Covid semble hors d’état de trop nuire en Occident, la Chine semble devoir répandre ses variantes de virus sans que nous parvenions à trop estimer les dégâts à venir. Alors ?


Vers la sixième extinction


Il est évident que balancer un tombereau de mauvaises nouvelles en guise de vœux n’est pas du meilleur aloi. Mais que faire d’autres sur une planète où l’espèce la plus intelligente se comporte la plus stupide des espèces animales ? On voudrait bien trouver un éclat de lumière dans ce foutoir de comportements schizophrènes. Nous trouvons notre planète merveilleuse, mais nous n’avons de cesse de la saloper, de la massacrer. Nous ergotons sur le drame du désordre climatique cherchant encore le moyen de perpétuer notre mode de vie, celui qui conduit à une catastrophe inéluctable. Nous nous extasions devant la variété du Vivant. Les nationalismes qui n’ont jamais été aussi virulents prônent même la préservation des espèces humaines (les Blancs avec les Blancs, les Blacks avec les Blacks, etc.) au nom de la diversité. Et pourtant jamais l’homme n’a été aussi destructeur allant jusqu’à s’enfourner dans la sixième extinction qui pourrait bien être pour lui la dernière. Alors oui on voudrait espérer dans ce monde humain où les vieux tiennent ferme la barre refusant de renoncer à leurs privilèges au détriment d’une jeunesse qui commence à relever la tête et à pratiquer une violence qui semble bien être le seul moyen de sonner l’alarme.

Une paix jamais réalisée


Le Nouveau Testament parlait de paix. Force est de constater que depuis les débuts du christianisme jamais, à aucun moment, l’humanité ne s’est réellement trouvée en paix. Le conflit et la violence sont des moteurs de progrès. Le progrès lui-même pour avancer doit détruire avant de construire. C’est également le phénomène des guerres modernes couplées à la modernité. Les guerres sont comme les crues des grands fleuves des facteurs rapides et efficaces d’effacement de structures devenues obsolètes. Encore faut-il que les pays victimes aient les moyens de payer leur reconstruction. C’est pourquoi les guerres européennes ont toujours été au cœur du flux économique capitaliste et ont contribué d’une façon essentielle à la puissance impérialiste américaine, jamais touchée sur son territoire, mais toujours fournisseuse en armes et en capacités constructives. Il faut simplement savoir que les États-Unis n’ont connu durant leur courte existence que quatorze ans de paix. Toutes les autres années ont été traversées par des guerres menées à l’extérieur de leur territoire. Pour la Russie il en va de même, mais sur son propre territoire. Poutine, pour ne prendre que lui, en est à sa troisième agression en Russie même (puisqu’il prétend que l’Ukraine en fait partie) quatre si on inclut la Géorgie. Cela signifie que l’homme profond ne connaît pas d’autres moyens d’évoluer que par la guerre. Sinistre constatation.

Et la santé alors ?


Pour la santé il en va de même. Le progrès a permis deux facteurs essentiels au développement des épidémies : les transports et une démographie globalement galopante. De surcroît, les populations les plus nombreuses se trouvent dans les pays les plus pauvres d’où une tendance à l’émigration. Voilà réuni le cocktail explosif nécessaire aux pandémies. Faut-il alors désespérer de la situation ? Elle est certes assez désespérante, mais l’histoire de la vie nous apprend deux choses : la première est que les grandes mutations nécessaires arrivent toujours après une catastrophe. L’homme ne change pas ou peu par lui-même. Il faut que le feu prenne dans sa maison pour qu’il ouvre les yeux. En second lieu, les évènements heureux sont toujours surprenants. Ils sont comme l’Apocalypse au sens étymologique du terme, une forme de révélation. Mais faire ce constat ne doit pas nous empêcher d’être le plus intelligents possible et de vivre le présent avec un maximum de bonheur fait de ces petites choses qui nous enchantent : l’amitié, l’amour, le sourire d’un enfant, la grâce des animaux, etc.

GXC
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