Transition 2026 : les chantiers prioritaires
Face aux enjeux environnementaux croissants, il sera essentiel en 2026 d’engager de nouveaux chantiers majeurs.
Transition 2026 : les chantiers prioritaires
Face aux enjeux environnementaux croissants, il sera essentiel en 2026 d’engager de nouveaux chantiers majeurs. Les collectivités, entreprises et citoyens agissent pour répondre à la demande en logement, aux défis climatiques et à une mobilité durable, tout en cherchant un modèle social plus soutenable.
Adaptation climatique
La Conférence des parties pour la transition écologique en Corse (COP de Corse) a ouvert une consultation publique sur l’adaptation au changement climatique, annonçant un chantier structurant pour 2026. Les priorités identifiées concernent la prévention des incendies, les risques d’inondation ou encore la gestion du stress hydrique. Des partenariats sont envisagés entre collectivités, entreprises et associations pour renforcer la résilience des territoires. Parmi les grands chantiers de résilience, on trouve aussi la rénovation énergétique. Le plan lancé par l’Agence de Développement économique de la Corse (ADEC) soutient les entreprises du bâtiment dans la rénovation énergétique, avec un appel à projets ouvert jusqu’au 15 avril 2026. Les priorités portent sur les maisons individuelles anciennement construites et sur certains ensembles collectifs à forte consommation. Les TPE et PME du bâtiment constituent plus de 90 % des entreprises du secteur. Leur implication est stratégique pour absorber la demande et créer des emplois qualifiés. Les besoins portent sur l’isolation, le remplacement de menuiseries, les systèmes de ventilation et le chauffage performant. Les enjeux portent aussi sur la montée en compétences et la disponibilité des matériaux. Les freins identifiés concernent le coût des chantiers, les délais logistiques et la nécessité de former rapidement les professionnels.
Manger et bouger
Manque d’offre et inégalités territoriales favorisent la voiture individuelle, malgré le développement des dispositifs d’écomobilité (location de vélos, véhicules électriques, transports sociaux, navettes). L’accès, le coût, la fiabilité et la coordination sont des enjeux clés pour transformer ces expérimentations en alternatives viables. Les projets 2026 prévoient d’étendre les bornes électriques, de créer des voies douces et de renforcer le covoiturage, en tenant compte des flux touristiques sur le littoral et des besoins spécifiques en montagne. Les collectivités visent un équilibre entre tourisme et réduction des émissions. En parallèle, le « Plan Ambition » entend verdir en profondeur le modèle agricole en augmentant les surfaces en bio, l’autonomie alimentaire des élevages et la part des circuits courts. Sur le terrain, les éleveurs et les coopératives se heurtent pourtant à un faisceau de contraintes : coût des intrants, aléas climatiques, pression foncière et difficulté à trouver de la main‑d’œuvre qualifiée, qui rendent complexe la conversion ou la montée en gamme. Pour les consommateurs, la promesse d’un « manghjà corsu » réellement durable se joue dans l’écart entre discours et réalité des rayons, entre prix accessibles, confiance dans les labels et capacité des filières locales à nourrir la population sans se contenter d’un rôle de vitrine pour les périodes touristiques.
Planification écologique
Limiter l’artificialisation des sols demeure une priorité pour 2026, ce qui implique une adaptation progressive des documents d’urbanisme afin de trouver un équilibre entre pression résidentielle et préservation du littoral, sous la coordination renforcée des collectivités locales. Dans cette dynamique, les initiatives d’économie circulaire gagnent du terrain grâce à l’essor du compostage et à des projets axés sur la valorisation des biodéchets ainsi que le soutien au recyclage local. Parallèlement, l’objectif ambitieux d’atteindre 75 % d’électricité renouvelable d’ici 2030 soulève des interrogations quant à sa faisabilité technique et ses conséquences sociales, notamment en ce qui concerne les coûts et l’acceptation des nouvelles infrastructures énergétiques par les habitants. La gestion de l’eau devient également un enjeu majeur face à l’augmentation des sécheresses et à la pression touristique, nécessitant des arbitrages locaux pour préserver tant les ressources hydriques que les rivages tout en maintenant l’attractivité du territoire. Enfin, la planification écologique territoriale vise à encourager l’apparition de territoires pilotes et de nouvelles formes de participation citoyenne, mais se heurte à des conflits d’usage relatifs à l’aménagement, au foncier et à la préservation des espaces naturels.
Maria Mariana
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