A l'accorta cette semaine : eventi e fatti
A l'accorta cette semaine
Ghjuvan'Marcu Rodriguez si n’ — andatu à l’Eternu
Militant Lutte de Libération Nationale depuis des décennies (Cuncolta Naziunalista, Corsica Nazione, Indipendenza, Corsica Libera, Nazione), maire d’u Poghju di Venacu depuis 2014, Ghjuvan'Marcu Rodriguez était un homme de conviction, de fidélité, d’engagement et de terrain. Il était apprécié au-delà de la sphère nationaliste et de son village. Nazione lui a rendu hommage : « Si n’ — andatu à l’eternu un omu di gran valore, militante di sempre di a Lotta di Liberazione Naziunale, fidu da u principiu à a fine à l’ideale di una Corsica indipendente, d’un populu liberu è suvranu in casa soia. Cumpagnu di tante lotte, ùn ci scurdaremu di a so amicizia fida, di a so simpatia, di u so amore è u so impegnu per a Corsica Nazione » (Photo : Josepha Giacometti-Piredda)
Era unu di i 21
Si n’ — andatu à l’Eternu. Era unu di i 21. Militant des premières heures du FLNC, Michel Padovani a comparu en 1978 devant la Cour de Sûreté de l’État (procès des 21) et a été condamné. Il a été amnistié et libéré en 1981. Depuis, souvent critique, mais toujours sincère et fidèle, il était resté un militant de la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse. Il avait rejoint Core in Fronte. Michel Padovani était aussi un humaniste épris de justice sociale. (Photo : Facebook, DR)
Mako enfin à Bastia
Le Centre Hospitalier de Bastia va très prochainement disposer de Mako, un robot chirurgical dédié à la pose de prothèses du genou. Cet équipement qui met en œuvre l’imagerie en temps réel 3D et le guidage informatique d’un bras robotisé commandé par le chirurgien permet une bonne visualisation de l’anatomie du patient, l’élaboration d’une stratégie chirurgicale mieux adaptée, un geste chirurgical moins invasif (préservation des ligaments et de la musculature). D’où, pour le patient, une durée d’hospitalisation moins longue et une récupération plus rapide. Il était temps. Dans l’Hexagone, Mako est en service depuis plusieurs années dans de nombreux centres hospitaliers.
Santa Catalina appartient désormais aux Siscais
Acquisition réalisée après des années de procédures judiciaires, de recherche de financements et de résistance aux pressions de la spéculation immobilière. Bravo ! La commune de Siscu est, depuis le 7 janvier dernier, propriétaire du couvent Santa Catalina et du terrain environnant d’une dizaine d’hectares. Comme l’a souligné sur la page Facebook de la mairie, Ange-Pierre Vivoni, maire de Siscu, initiateur et artisan de cette belle acquisition, Santa Catalina appartient désormais aux Siscais et l’heure est au projet : « Ce lieu chargé d’émotions et d’histoire devient désormais le vôtre : un patrimoine à préserver, mais aussi un espace à imaginer ensemble pour les générations futures […] Ensemble nous allons nous atteler à la restauration et à la valorisation de ce joyau. Vos idées et votre énergie seront précieuses pour lui donner une nouvelle vie ! » Coût de l’acquisition : 1,7 M€. Financement : État (300 000 €), Collectivité de Corse (108 000 €), Fondation du Patrimoine (345 000 €), commune (48 000 € et 700 000 € par emprunt remboursable en 15 ans sans intérêts auprès de l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués).
Réhabilitation et réaménagement du parc de Fornacina
Situé sur territoire de la commune de Furiani, espace naturel protégé de 11 hectares, porte d’entrée de l’écomusée du Fortin et de la réserve naturelle de l’étang de Biguglia, poumon vert de l’agglomération bastiaise, offrant des parcours de promenade accessibles à tous, permettant la découverte à des fins pédagogiques ou ludiques d’un patrimoine faunistique, floristique et historique préservé et protégé, le parc de Fornacina sera bientôt à nouveau ouvert au public. En effet, l’opération de réhabilitation et de réaménagement engagée depuis plusieurs mois est presque achevée. A été réalisé : le désamiantage des sentiers de promenade. Sont en cours d’achèvement : la réfection ou le remplacement des gatelles (qui délimitent les zones de promenade) et des pieux (qui interdisent aux véhicules l’accès aux zones naturelles les plus sensibles) ; la restauration des constructions en bois ou en pierre ; les travaux d’électricité ; la mise en place d’un balisage. Coût de l’opération : 503 000 €. Financement : Collectivité de Corse, propriétaire du site. (photo : Collectivité de Corse)
Mobilisation citoyenne
Le collectif « Agissons contre la cherté des carburants en Corse » entend se structurer et développer son action. Devant plus de 70 personnes, à Bastia, trois représentants du collectif (Frédéric Poletti, Jean-Marc Andreani, Madeleine Ferrandi) ont lancé la démarche. Objectif : tout en poursuivant l’action visant à obtenir une régulation des prix des carburants, se donner les moyens juridiques, organisationnels et humains de se saisir d’autres problématiques. L’assistance a évoqué plusieurs sujets, notamment les hausses de tarifs de l’électricité, la difficulté d’accès au logement, la dégradation du pouvoir d’achat. D’autres réunions sont en préparation, à Bastia et aussi à Aiacciu, en Balagna, dans l’Extrême-Sud. Frédéric Poletti a enfoncé le clou sur sa page Facebook : « La démocratie ne peut pas se limiter au seul moment du vote. […] Ce que nous avons prouvé avec le collectif “Agissons contre la cherté des carburants en Corse”, c’est que lorsque des citoyens prennent à bras-le-corps un problème, aussi complexe soit-il, qu’ils travaillent sérieusement et ne lâchent rien, les choses finissent par bouger. […] Il nous faut désormais structurer cette dynamique, intégrer de nouvelles forces vives et nous organiser. La démarche s’adresse à tous. “Agissons, ensemble”, c’est d’ailleurs le nom que nous avons choisi pour cette démarche citoyenne. » (Photo : JDC)
Aliança Catalana monte en puissance
Le très à droite parti Aliança Catalana s’impose au sein de l’indépendantisme catalan. Créé en 2020, Aliança Catalana met en exergue « la défense de la culture occidentale », « la lutte contre l’immigration massive », « l’islamisation de la société » et revendique l’indépendance de la Catalogne, revendication qui était, jusqu’à ces dernières années, essentiellement portée par, à gauche, Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), à droite, Junts, le parti de Carles Puigdemont, ancien président de la Generalitat de Catalunya, en exil en Belgique depuis la mise en échec, en octobre 2017, de la proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne. De récents sondages indiquent 11 à 14 % d’intentions de vote en faveur d’Aliança Catalana. Principalement au détriment de Junts.
L’Alsace fait de la résistance
Pose récemment du premier des panneaux aux couleurs rouge et blanche (couleurs du drapeau alsacien historique) indiquant que l’on entre en Alsace. 33 panneaux seront installés dans les prochaines semaines avec trois traductions dialectales alsaciennes de « Bienvenue en Alsace » : « Wìllkumme ìm Elsàss » (pour le Bas-Rhin), « Wìllkumma ìm Elsàss » (pour le Haut-Rhin), « Bévnu an Alzas » (pour le Pays welche). Cette action s’ajoute à celle « S’Bendele/S’Bandala » qui appelle les Alsaciens à porter à la boutonnière, jusqu’au retour à une Région Alsace, un ruban blanc et rouge. Ces actions ont été initiées par la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) qui comprend le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Elles ont pour contexte le dixième anniversaire de la fusion imposée afin de créer la région Grand Est. Fusion des régions Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne qui n’est pas acceptée par une grande majorité d’Alsaciens. « Sortir du Grand Est » reste en effet une revendication forte. L’an passé, selon un sondage Ifop, 70 % des Alsaciens disaient souhaiter que la Collectivité européenne d’Alsace devienne une région.
« Euskal presoak etxera »
Près de 70 000 Basques ont récemment défilé à Bilbao avec pour mot d’ordre « Euskal presoak etxera » (les prisonniers basques à la maison). Arnaldo Otagi Mondragon, secrétaire général d’Euskal Herria Bildu (EH Bildu) — coalition indépendantiste de gauche qui compte 27 députés sur 75 au Parlement basque, autant que l’autonomiste et conservateur Parti nationaliste basque qui gouverne en Euskadi avec l’appui des socialistes espagnols — a déclaré : « Nous avons transformé les gouttes de pluie en inondations pour les droits des prisonniers basques en remplissant les rues de Bilbao. La société basque n’échoue jamais et a crié haut : cette situation ne peut plus durer. Il est temps de mettre fin aux mesures d’exception. » Côté chez nous : des militants nationalistes sont emprisonnés hors de Corse, d’autres restent poursuivis, des anciens prisonniers politiques sont soumis à des tracasseries administratives et financières, et presque tout le monde s’en fout. Vous avez dit 70 % de votants nationalistes ?
Militant Lutte de Libération Nationale depuis des décennies (Cuncolta Naziunalista, Corsica Nazione, Indipendenza, Corsica Libera, Nazione), maire d’u Poghju di Venacu depuis 2014, Ghjuvan'Marcu Rodriguez était un homme de conviction, de fidélité, d’engagement et de terrain. Il était apprécié au-delà de la sphère nationaliste et de son village. Nazione lui a rendu hommage : « Si n’ — andatu à l’eternu un omu di gran valore, militante di sempre di a Lotta di Liberazione Naziunale, fidu da u principiu à a fine à l’ideale di una Corsica indipendente, d’un populu liberu è suvranu in casa soia. Cumpagnu di tante lotte, ùn ci scurdaremu di a so amicizia fida, di a so simpatia, di u so amore è u so impegnu per a Corsica Nazione » (Photo : Josepha Giacometti-Piredda)
Era unu di i 21
Si n’ — andatu à l’Eternu. Era unu di i 21. Militant des premières heures du FLNC, Michel Padovani a comparu en 1978 devant la Cour de Sûreté de l’État (procès des 21) et a été condamné. Il a été amnistié et libéré en 1981. Depuis, souvent critique, mais toujours sincère et fidèle, il était resté un militant de la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse. Il avait rejoint Core in Fronte. Michel Padovani était aussi un humaniste épris de justice sociale. (Photo : Facebook, DR)
Mako enfin à Bastia
Le Centre Hospitalier de Bastia va très prochainement disposer de Mako, un robot chirurgical dédié à la pose de prothèses du genou. Cet équipement qui met en œuvre l’imagerie en temps réel 3D et le guidage informatique d’un bras robotisé commandé par le chirurgien permet une bonne visualisation de l’anatomie du patient, l’élaboration d’une stratégie chirurgicale mieux adaptée, un geste chirurgical moins invasif (préservation des ligaments et de la musculature). D’où, pour le patient, une durée d’hospitalisation moins longue et une récupération plus rapide. Il était temps. Dans l’Hexagone, Mako est en service depuis plusieurs années dans de nombreux centres hospitaliers.
Santa Catalina appartient désormais aux Siscais
Acquisition réalisée après des années de procédures judiciaires, de recherche de financements et de résistance aux pressions de la spéculation immobilière. Bravo ! La commune de Siscu est, depuis le 7 janvier dernier, propriétaire du couvent Santa Catalina et du terrain environnant d’une dizaine d’hectares. Comme l’a souligné sur la page Facebook de la mairie, Ange-Pierre Vivoni, maire de Siscu, initiateur et artisan de cette belle acquisition, Santa Catalina appartient désormais aux Siscais et l’heure est au projet : « Ce lieu chargé d’émotions et d’histoire devient désormais le vôtre : un patrimoine à préserver, mais aussi un espace à imaginer ensemble pour les générations futures […] Ensemble nous allons nous atteler à la restauration et à la valorisation de ce joyau. Vos idées et votre énergie seront précieuses pour lui donner une nouvelle vie ! » Coût de l’acquisition : 1,7 M€. Financement : État (300 000 €), Collectivité de Corse (108 000 €), Fondation du Patrimoine (345 000 €), commune (48 000 € et 700 000 € par emprunt remboursable en 15 ans sans intérêts auprès de l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués).
Réhabilitation et réaménagement du parc de Fornacina
Situé sur territoire de la commune de Furiani, espace naturel protégé de 11 hectares, porte d’entrée de l’écomusée du Fortin et de la réserve naturelle de l’étang de Biguglia, poumon vert de l’agglomération bastiaise, offrant des parcours de promenade accessibles à tous, permettant la découverte à des fins pédagogiques ou ludiques d’un patrimoine faunistique, floristique et historique préservé et protégé, le parc de Fornacina sera bientôt à nouveau ouvert au public. En effet, l’opération de réhabilitation et de réaménagement engagée depuis plusieurs mois est presque achevée. A été réalisé : le désamiantage des sentiers de promenade. Sont en cours d’achèvement : la réfection ou le remplacement des gatelles (qui délimitent les zones de promenade) et des pieux (qui interdisent aux véhicules l’accès aux zones naturelles les plus sensibles) ; la restauration des constructions en bois ou en pierre ; les travaux d’électricité ; la mise en place d’un balisage. Coût de l’opération : 503 000 €. Financement : Collectivité de Corse, propriétaire du site. (photo : Collectivité de Corse)
Mobilisation citoyenne
Le collectif « Agissons contre la cherté des carburants en Corse » entend se structurer et développer son action. Devant plus de 70 personnes, à Bastia, trois représentants du collectif (Frédéric Poletti, Jean-Marc Andreani, Madeleine Ferrandi) ont lancé la démarche. Objectif : tout en poursuivant l’action visant à obtenir une régulation des prix des carburants, se donner les moyens juridiques, organisationnels et humains de se saisir d’autres problématiques. L’assistance a évoqué plusieurs sujets, notamment les hausses de tarifs de l’électricité, la difficulté d’accès au logement, la dégradation du pouvoir d’achat. D’autres réunions sont en préparation, à Bastia et aussi à Aiacciu, en Balagna, dans l’Extrême-Sud. Frédéric Poletti a enfoncé le clou sur sa page Facebook : « La démocratie ne peut pas se limiter au seul moment du vote. […] Ce que nous avons prouvé avec le collectif “Agissons contre la cherté des carburants en Corse”, c’est que lorsque des citoyens prennent à bras-le-corps un problème, aussi complexe soit-il, qu’ils travaillent sérieusement et ne lâchent rien, les choses finissent par bouger. […] Il nous faut désormais structurer cette dynamique, intégrer de nouvelles forces vives et nous organiser. La démarche s’adresse à tous. “Agissons, ensemble”, c’est d’ailleurs le nom que nous avons choisi pour cette démarche citoyenne. » (Photo : JDC)
Aliança Catalana monte en puissance
Le très à droite parti Aliança Catalana s’impose au sein de l’indépendantisme catalan. Créé en 2020, Aliança Catalana met en exergue « la défense de la culture occidentale », « la lutte contre l’immigration massive », « l’islamisation de la société » et revendique l’indépendance de la Catalogne, revendication qui était, jusqu’à ces dernières années, essentiellement portée par, à gauche, Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), à droite, Junts, le parti de Carles Puigdemont, ancien président de la Generalitat de Catalunya, en exil en Belgique depuis la mise en échec, en octobre 2017, de la proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne. De récents sondages indiquent 11 à 14 % d’intentions de vote en faveur d’Aliança Catalana. Principalement au détriment de Junts.
L’Alsace fait de la résistance
Pose récemment du premier des panneaux aux couleurs rouge et blanche (couleurs du drapeau alsacien historique) indiquant que l’on entre en Alsace. 33 panneaux seront installés dans les prochaines semaines avec trois traductions dialectales alsaciennes de « Bienvenue en Alsace » : « Wìllkumme ìm Elsàss » (pour le Bas-Rhin), « Wìllkumma ìm Elsàss » (pour le Haut-Rhin), « Bévnu an Alzas » (pour le Pays welche). Cette action s’ajoute à celle « S’Bendele/S’Bandala » qui appelle les Alsaciens à porter à la boutonnière, jusqu’au retour à une Région Alsace, un ruban blanc et rouge. Ces actions ont été initiées par la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) qui comprend le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Elles ont pour contexte le dixième anniversaire de la fusion imposée afin de créer la région Grand Est. Fusion des régions Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne qui n’est pas acceptée par une grande majorité d’Alsaciens. « Sortir du Grand Est » reste en effet une revendication forte. L’an passé, selon un sondage Ifop, 70 % des Alsaciens disaient souhaiter que la Collectivité européenne d’Alsace devienne une région.
« Euskal presoak etxera »
Près de 70 000 Basques ont récemment défilé à Bilbao avec pour mot d’ordre « Euskal presoak etxera » (les prisonniers basques à la maison). Arnaldo Otagi Mondragon, secrétaire général d’Euskal Herria Bildu (EH Bildu) — coalition indépendantiste de gauche qui compte 27 députés sur 75 au Parlement basque, autant que l’autonomiste et conservateur Parti nationaliste basque qui gouverne en Euskadi avec l’appui des socialistes espagnols — a déclaré : « Nous avons transformé les gouttes de pluie en inondations pour les droits des prisonniers basques en remplissant les rues de Bilbao. La société basque n’échoue jamais et a crié haut : cette situation ne peut plus durer. Il est temps de mettre fin aux mesures d’exception. » Côté chez nous : des militants nationalistes sont emprisonnés hors de Corse, d’autres restent poursuivis, des anciens prisonniers politiques sont soumis à des tracasseries administratives et financières, et presque tout le monde s’en fout. Vous avez dit 70 % de votants nationalistes ?