Sports de Pagaies : Les belles perspectives du kayak en Corse
Le comité corse, en pleine restructuration, vient d’élaborer un plan d’aménagement et de développement du canoë-kayak sur l’île.
Sports de Pagaies :Les belles perspectives du kayak en Corse
Si la discipline est peu médiatisée, sauf peut-être pendant les JO, le kayak est bien pratiqué en France et dans le monde. Avec ses belles rivières comme le Golo ou le Tavignano, la destination Corse est de plus en plus prisée. Le comité corse, en pleine restructuration, vient d’élaborer un plan d’aménagement et de développement du canoë-kayak sur l’île.
« Notre fédération comprend une centaine de comités départementaux, plus de 750 clubs, 36 000 licenciés, 360 000 pratiquants en moyenne et plus de 2 millions l’été » souligne Pascal Bonnetain, présidente de la FFCK. Présent à l’assemblée générale du comité corse, il a pu constater la nouvelle dynamique de celui-ci et son Plan d’Aménagement et de Développement. « La Corse constitue un véritable terrain de jeu pour les amateurs de nos disciplines avec ses plans d’eau vive, salée ou plate. Le comité est dynamique et son projet d’aménagement et développement bien ficelé et correspond bien à notre politique nationale ». Le comité corse de canoë-kayak, présidé par Sauveur Grisoni, recense une quinzaine d’associations, clubs ou entreprises proposant en activité les sports de pagaie. « Aujourd’hui on se doit de fédérer ces structures et mettre en place un véritable plan de d’aménagement et de développement de nos activités et notamment en direction des scolaires » explique S. Grisoni.
Un pôle à Francardo ?
Pour booster la pratique des sports de pagaie, le comité souhaite établir sa base à Francardo, dans les locaux du site Prumitei géré par la Communauté de communes Pasquale Paoli. « On a besoin d’un lieu pour figer partenaires et activités, un lieu de cohésion, un épicentre avec comme moteur les fédérations de pêche et canoë-kayak. Le lieu de Prumitei est stratégique, à deux pas du Golo, sur l’axe routier Ajaccio/Bastia, desservi par le réseau ferroviaire.
La com com Pasquale Paoli s’est montré très réceptive à notre projet et va mettre des locaux à notre disposition » souligne S. Grisoni. « Nous nous sommes rapprochés de la fédération corse de pêche qui partage nos cours d’eau pour créer un épicentre ici à Francardo qu’on pourrait aussi élargir à d’autres sports nature comme le VTT ou l’escalade ». Si le site est trouvé, reste maintenant à mettre sur les rails ce projet territorial. « On a déjà une photo instantanée du terrain, on connaît les acteurs, on connaît nos fragilités, mais aussi nos forces.
On espère lancer le projet à la rentrée prochaine, car on entend bien sensibiliser nos jeunes à nos disciplines, mais aussi à la pêche, à l’écologie, à la biodiversité. On va travailler avec les écoles, les collèges et certaines communes sont déjà preneuses. Nous avons créé en ce sens diverses commissions dont quelques-unes sont bien actives ». Pour l’heure, où le bât blesse, c’est dans l’aménagement des sites. « Au printemps quand arrivent des pratiquants du continent et de l’Europe, c’est l’anarchie. Nous n’avons ni points de départ ni points d’arrivée définis et signalés sur les cours d’eau. Si nous nous connaissons bien ces entrées et sorties ce n’est pas leur cas. De même nous devons définir des horaires de pratique pour ne pas gêner les pêcheurs ».
Un projet qui peut même faire sens dans le cadre des Jeux olympiques. « Nous n’avons pas besoin à la fédé de gros projets, mais de projets intelligents. Et le projet corse va dans ce sens » déclare Pascal Bonnetain. « Actuellement nous préparons les prochains JO et pourquoi la Corse ne pourrait-elle pas servir de base d’entraînement ? Elle en a les atouts »
Ph.J.
crédit photos : Ph Jammes