• Le doyen de la presse Européenne

I puttachji di Carl' Antò

i Puttachji de la semaine
Prenez-en de la graine !

La commune garde le cap : aucune augmentation des taux d'imposition depuis 2001. Recette pour y parvenir : gestion rigoureuse. Cerise sur le gâteau : excédent de fonctionnement de plus de 736 000 € en 2025 qui sera consacré à l’investissement. C’est à Cannes dont le maire est le très libéral David Lisnard ? Eh bien non, c’est à Prupià dont le maire est le centre gauche Paul-Marie Bartoli ! Messieurs les maires d’Aiacciu et de Bastia, prenez-en de la graine.





Un jour, nous autres

Tagliu è Isulaccia a récemment accueilli le 43e Congrès des Réserves naturelles de France, co-organisé par l’Office de l’Environnement de la Corse. Un des points principaux de l’ordre du jour de cet événement a été la préservation de la biodiversité et ses enjeux. Si l’on considère l’actuelle évolution démographique, l’espèce corse - en clair, nous autres - sera un jour prochain l’objet d’un point d’ordre du jour similaire.



Happening à double tranchant

Durant des heures , sur le parvis d’un église bastiaise : une femme immobile, vêtue en serveuse de bar, ligotée au pied d'une potence, bâillonnée avec des billets de banque, avec une représentation de sang sur ses habits. Il s’agit d’une « performance anti-mafia » explique l’intéressée. « Performance » car, dit-elle, pour une danseuse, devoir rester immobile, est s’imposer une grande violence. Pourquoi cette action ? Réponse : notamment après les incendie criminels ayant détruit deux établissements bastiais, dénoncer en l’imageant, la violence vécue par la population corse. Happening certes méritoire et impactant mais qui aussi, malheureusement, est à double tranchant car il rappelle notre impuissance durable face à violence criminelle.



Le pire serait donc à venir.

Le projet de parc éolien offshore entre le Cap Corse et l'Italie (précisément entre l’île de Gorgone et le nord-est du Cap Corse) porté par le groupe industriel italien Eni, suscite désormais chez nous de multiples interrogations et protestations. Les inquiets n’ont pas fini d’être inquiets car l’Italie projette la réalisation de plus d’une dizaine de parcs éoliens offshore dont certains seraient positionnés non loin des Bocche di Bunifaziu. Le pire serait donc à venir.



L'Italia farà da sè !

L’opposition au projet de parc éolien offshore entre le Cap Corse et l'Italie se développe chez nous. Cependant, si les autorités italiennes valident le projet, il est peu probable que le groupe industriel Eni renonce. L'Italia farà da sè ! Quant à la France, elle ne fera rien.



Culture du Mezu Mezu

« Un élève pourra passer une spécialité du bac dans une langue régionale » aurait promis le ministre de l’Éducation. Mais la France dit non à la co-officialité de la langue corse et rechigne toujours à accepter les classes immersives. La culture du Mezu Mezu, ce n’est pas que Patrick Fiori, chez nous ou au stade Orange vélodrome à Marseille.



Constat

Le député La France Insoumise et président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale Éric Coquerel, évoquant la position de son parti concernant le projet de loi constitutionnel portant autonomie de la Corse, a déclaré : « Nous regrettons qu'il n'y ait pas en même temps une loi organique parce que c'est elle qui va donner le contenu de cette autonomie ». Comme de nombreux corses, l’honorable parlementaire a constaté que la coquille Beauvau est vide.



Pas vraiment faux

Analyse caustique de Jérôme Polverini concernant le début de tir de barrage contres les parcs éoliens offshore/ Selon l’ancien conseiller exécutif, la Corse « vierge effarouchée qui rêve de l'âge de pierre dans ses moelleux canapés, se veut dérangée par les centrales électriques, les éoliennes, les grands barrages, les carrières minérales, les grands ports qui sont pour les autres, dont par voie de conséquence, elle dépend directement ou indirectement en refusant dès lors les moyens pratiques et économiques concrets de s'en affranchir un tant soit peu. Et elle continue à gémir sur son sous-développement en accusant les autres de l'y maintenir par une contrainte pseudo-coloniale ». Pas vraiment faux…



Pas vraiment sympa

Don-Marc Albertini, maire de Ghisoni, nouveau président de l'association des maires de Haute-Corse, a confié : « J’ai senti que l'association des maires de Haute-Corse avait besoin d'augmenter sa visibilité et son utilité ». Pas vraiment sympa pour son prédécesseur. D’autant que ce dernier a été durant dix neuf ans aux commandes.
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