A l'accorta cette semaine : eventi e fatti
A l'accorta cette semaine
Wait and see
Véronique Deprez-Boudier a été nommée préfète de Haute-Corse. Elle succède à Michel Prosic qui avait pris ses fonctions en 2022. Durée remarquable ! Titulaire d’une maîtrise de droit des affaires et fiscalité de l’entreprise, Véronique Deprez-Boudier a débuté dans les ressources humaines chez les Ciments Lafarge puis comme responsable de la formation et de la communication dans plusieurs offices et agences agricoles. Elle a intégré l’ENA en 2002, dans la promotion Léopold Sédar Senghor, celle du président de la République Emmanuel Macron. Elle a ensuite rejoint le ministère de l’Économie comme adjointe au chef du bureau des affaires juridiques et contentieuses, avant d’être nommée à la Cour des comptes. En 2010, elle a rejoint le cabinet de la ministre en charge de l’apprentissage et de la formation professionnelle puis France stratégie comme directrice du département travail, emploi et compétence. En 2015, elle est devenuedirectrice générale adjointe en charge du développement des solidarités au Conseil départemental des Alpes-Maritimes. En 2018, elle a intègré la préfectorale, sous-préfète à Dax puis Calais en 2021. En 2024, elle a été nommée préfète déléguée à l’égalité des chances auprès du préfet du Val-de-Marne. Véronique Deprez-Boudier fait partie du cercle relationnel du président de la République. Sera-t-elle une représentation de l’État à l’écoute et appréciée comme l’était son prédécesseur ? Wait and see.
Scola Corsa veut 11, l’État accorde 5
Ayant répondu à l'appel de Scola Corsa, environ 2000 manifestants ont défilé à Bastia pour exprimer leur soutien à l’association d'enseignement immersif en langue corse dans son combat pour l’obtention de la prise en charge financière par l'État (contractualisation) de ses onze postes d’enseignants. Parmi les manifestants, le maire de Bastia Gilles Simeoni, la présidente de l'Assemblée de Corse Marie-Antoinette Maupertuis, le député de Haute-Corse Michel Castellani, le sénateur de Haute-Corse Paulu-Santu Parigi, le président du groupe Avanzemu à l’Assemblée de Corse Saveriu Luciani, les conseillers municipaux d'opposition bastiais Julien Morganti et Matthieu Ricci (Uniti per Dumane) et Nicolas Battini (Mossa Palatina), l'ancien président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, de nombreux militants Femu a Corsica, Partitu di a Nazione Corsa, Core in Fronte et Nazione. Était également présent le député du Morbihan Paul Molac, autonomiste breton, membre du groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (Liot) à l'Assemblée Nationale. Devant la préfecture de Haute-Corse, Ghjiseppu Turchini, président de Scola Corsa, a pris la parole pour remercier les soutiens à la démarche de son association : les manifestants, 200 communes ayant voté une motion, 8000 signataires d’une pétition, les parlementaires corses ayant tous cosigné un courrier adressé au Premier ministre. Une délégation a ensuite été reçue par le préfet de Haute-Corse Michel Prosic. Scola Corsa reste inquiète car elle considère que faute de contractualisation de ses onze enseignants, son existence sera menacée à court terme. À ce jour, seuls cinq contrats ont été accordés.
Photo : Journal de la Corse.
Terre d’excellence de l’économie bleue
Jean-Christophe Angelini, maire de Portivechju, a été à l’unanimité élu¨Président de l’Union des Ports de Plaisance de Corse. Il prend ainsi le relai de Jean Alfonsi, maire de A Sarra di u Farru. Commentant son élection (page Facebook), le nouveau président a notamment écrit : « Je mettrai mes pas dans ceux de Jean Toma et Jean Alfonsi, mes prédécesseurs, pour donner à notre île les meilleures chances de réussite en ce domaine [...] Le moment est propice. En témoigne la réunion organisée ces dernières heures à l’Elysée, à l’initiative de Jean-Charles Orsucci, récemment élu à la Présidence de l’Association Nationale des Élus du Littoral. Ensemble, nous pouvons continuer à fédérer, pour faire de la Corse une terre d’excellence en matière d’économie bleue. Les enjeux sont énormes : mutation des littoraux face au changement climatique, modernisation des ports, développement d’une plaisance durable… À l’heure où nous débattons d’un statut d’autonomie, initier des pistes de croissance, innovantes et solides, est fondamental pour notre pays. »
Calvi veut décrocher la Lune
Situé au pied de la citadelle de Calvi et au bord des flots, l’amphithéâtre Scéléné (dénomination tirée de Séléné, déesse de la Lune dans la mythologie grecque), sera prochainement inauguré avec notamment en concert à cette occasion, deux artistes particulièrement attachés à la Balagne (Thomas Dutronc, Tao By). Ce nouvel équipement culturel de plein air pourra accueillir des concerts et toutes les expressions du spectacle vivant. 1 600 places assises en gradins fixes, 2 200 places avec ajout de sièges, jusqu'à 3 000 places lors de concerts debout, buvette, espace restauration, seront disponibles. Scéléné est présenté par Ange Santini, le maire de la cité Semper fidelis, comme ayant vocation à accueillir des artistes reconnus nationalement et internationalement ainsi que des artistes corses, à renforcer l’attractivité touristique, à rayonner à l’échelle de la Méditerranée. C’est clair, avec Scéléné, Calvi aspire à décrocher la Lune ou presque. La réalisation a représenté un investissement de près de 4 millions d'euros (financement à près de 80 % par l'État dans le cadre du Programme d'investissement et de transformation pour la Corse).
Crédit photo : Ville de Calvi
Nouveau bateau jaune
Le car-ferry Mega Serena de la compagnie Corsica Ferries a dernièrement effectué sa première traversée au départ de Toulon en direction de Bastia. Ancien Stena Vision racheté à l’armement scandinave Stena Line, ce navire de 17,.4 mètres de long pour 30 8 mètres de large affiche une jauge de 39 200 tonneaux et peut naviguer à plus de 21 nœuds. Sa capacité est de 2000 passagers et près de 670 véhicules légers. Construit en 1987 en Pologne, il a été rénové et modernisé. À quai, il peut être connecté au courant électrique terrestre.
Photo : corsica Ferries.
Adieu André Santini
André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux ? est décédé à l’âge de 85 ans. On le savait très affaibli depuis plusieurs mois. Il avait cependant tenu à se présenter aux dernières municipales pour un huitième mandat à la tête de sa ville. Il avait à nouveau remporté les élections. Mais pour la première fois au second tour. Il avait été vu pour la dernière fois le 28 mars au conseil municipal d’installation, en fauteuil roulant. Depuis l’élection, son état de santé s’était fortement dégradé. Né dans le XIVe arrondissement de Paris dans une famille modeste aux origines corses, il avait « un veru spiritu niulinccu ». Il a conquis Issy-les-Moulineaux en 1980. Il a fait de la ville, cité ouvrière alors en déclin, une des cités les plus prospère d’Ile-de France. C’est lui qui avait accordé, alors que la répression contre les nationalistes battaient son plein, et bien qu’étant un des ptoches de Charles Pasqua, l’usage d’un local municipal à la coopérative Casa di u Populu Corsu qui hébergeait le Comité de Soutien de Paris aux patriotes corses emprisonnés et les réunions des nationalistes. Quand le local avait été plastiqué pat FRANCIA, il avait eu le courage politique d’opposer une fin de non recevoir aux habitants qui exigeaient l’expulsion de la Casa. André Santini a également été secrétaire d’État aux rapatriés puis ministre délégué à la communication auprès du ministre de la Culture et de la communication, sous Jacques Chirac de 1986 à 1988. Il avait fait son retour au gouvernement sous Francois Fillon en occupant le poste de secrétaire d’État chargé de la fonction publique de juin 2007 à juin 2009.
Photo :Ville d’Issy les Moulineaux
Deuxième chance pour l’indépendance ?
L'Écosse a déjà organisé trois référendums majeurs dans son histoire moderne. Ces scrutins portaient sur son autonomie (la dévolution) puis son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni.Les trois scrutins clés se détaillent ainsi. 1979, référendum qui proposait la création d'une assemblée écossaise dotée de pouvoirs limités, le « oui » l'a emporté (52 %) mais le scrutin n'a pas été validé car la participation n'avait pas atteint le seuil requis de 40 % de l'ensemble de l'électorat. 1997 : ce deuxième référendum a approuvé le transfert de compétences et la création d'un Parlement écossais à une très large majorité et a été validé. 2014 : le référendum historique sur la pleine indépendance de l'Écosse a vu le « non » l'emporter à 55 % contre 45 %. Le gouvernement écossais nouvellement élu demande une deuxième chance pour l’indépendance : l’organisation d’un referendum avant 2028 Il table sur le rejet écossais du Brexit et la peur de l’arrivée au pouvoir du populiste Farage à Londres pour que le oui l’emporte. Mais il est peu probable que le gouvernement britannique donne son aval à la demande.
Véronique Deprez-Boudier a été nommée préfète de Haute-Corse. Elle succède à Michel Prosic qui avait pris ses fonctions en 2022. Durée remarquable ! Titulaire d’une maîtrise de droit des affaires et fiscalité de l’entreprise, Véronique Deprez-Boudier a débuté dans les ressources humaines chez les Ciments Lafarge puis comme responsable de la formation et de la communication dans plusieurs offices et agences agricoles. Elle a intégré l’ENA en 2002, dans la promotion Léopold Sédar Senghor, celle du président de la République Emmanuel Macron. Elle a ensuite rejoint le ministère de l’Économie comme adjointe au chef du bureau des affaires juridiques et contentieuses, avant d’être nommée à la Cour des comptes. En 2010, elle a rejoint le cabinet de la ministre en charge de l’apprentissage et de la formation professionnelle puis France stratégie comme directrice du département travail, emploi et compétence. En 2015, elle est devenuedirectrice générale adjointe en charge du développement des solidarités au Conseil départemental des Alpes-Maritimes. En 2018, elle a intègré la préfectorale, sous-préfète à Dax puis Calais en 2021. En 2024, elle a été nommée préfète déléguée à l’égalité des chances auprès du préfet du Val-de-Marne. Véronique Deprez-Boudier fait partie du cercle relationnel du président de la République. Sera-t-elle une représentation de l’État à l’écoute et appréciée comme l’était son prédécesseur ? Wait and see.
Scola Corsa veut 11, l’État accorde 5
Ayant répondu à l'appel de Scola Corsa, environ 2000 manifestants ont défilé à Bastia pour exprimer leur soutien à l’association d'enseignement immersif en langue corse dans son combat pour l’obtention de la prise en charge financière par l'État (contractualisation) de ses onze postes d’enseignants. Parmi les manifestants, le maire de Bastia Gilles Simeoni, la présidente de l'Assemblée de Corse Marie-Antoinette Maupertuis, le député de Haute-Corse Michel Castellani, le sénateur de Haute-Corse Paulu-Santu Parigi, le président du groupe Avanzemu à l’Assemblée de Corse Saveriu Luciani, les conseillers municipaux d'opposition bastiais Julien Morganti et Matthieu Ricci (Uniti per Dumane) et Nicolas Battini (Mossa Palatina), l'ancien président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, de nombreux militants Femu a Corsica, Partitu di a Nazione Corsa, Core in Fronte et Nazione. Était également présent le député du Morbihan Paul Molac, autonomiste breton, membre du groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (Liot) à l'Assemblée Nationale. Devant la préfecture de Haute-Corse, Ghjiseppu Turchini, président de Scola Corsa, a pris la parole pour remercier les soutiens à la démarche de son association : les manifestants, 200 communes ayant voté une motion, 8000 signataires d’une pétition, les parlementaires corses ayant tous cosigné un courrier adressé au Premier ministre. Une délégation a ensuite été reçue par le préfet de Haute-Corse Michel Prosic. Scola Corsa reste inquiète car elle considère que faute de contractualisation de ses onze enseignants, son existence sera menacée à court terme. À ce jour, seuls cinq contrats ont été accordés.
Photo : Journal de la Corse.
Terre d’excellence de l’économie bleue
Jean-Christophe Angelini, maire de Portivechju, a été à l’unanimité élu¨Président de l’Union des Ports de Plaisance de Corse. Il prend ainsi le relai de Jean Alfonsi, maire de A Sarra di u Farru. Commentant son élection (page Facebook), le nouveau président a notamment écrit : « Je mettrai mes pas dans ceux de Jean Toma et Jean Alfonsi, mes prédécesseurs, pour donner à notre île les meilleures chances de réussite en ce domaine [...] Le moment est propice. En témoigne la réunion organisée ces dernières heures à l’Elysée, à l’initiative de Jean-Charles Orsucci, récemment élu à la Présidence de l’Association Nationale des Élus du Littoral. Ensemble, nous pouvons continuer à fédérer, pour faire de la Corse une terre d’excellence en matière d’économie bleue. Les enjeux sont énormes : mutation des littoraux face au changement climatique, modernisation des ports, développement d’une plaisance durable… À l’heure où nous débattons d’un statut d’autonomie, initier des pistes de croissance, innovantes et solides, est fondamental pour notre pays. »
Calvi veut décrocher la Lune
Situé au pied de la citadelle de Calvi et au bord des flots, l’amphithéâtre Scéléné (dénomination tirée de Séléné, déesse de la Lune dans la mythologie grecque), sera prochainement inauguré avec notamment en concert à cette occasion, deux artistes particulièrement attachés à la Balagne (Thomas Dutronc, Tao By). Ce nouvel équipement culturel de plein air pourra accueillir des concerts et toutes les expressions du spectacle vivant. 1 600 places assises en gradins fixes, 2 200 places avec ajout de sièges, jusqu'à 3 000 places lors de concerts debout, buvette, espace restauration, seront disponibles. Scéléné est présenté par Ange Santini, le maire de la cité Semper fidelis, comme ayant vocation à accueillir des artistes reconnus nationalement et internationalement ainsi que des artistes corses, à renforcer l’attractivité touristique, à rayonner à l’échelle de la Méditerranée. C’est clair, avec Scéléné, Calvi aspire à décrocher la Lune ou presque. La réalisation a représenté un investissement de près de 4 millions d'euros (financement à près de 80 % par l'État dans le cadre du Programme d'investissement et de transformation pour la Corse).
Crédit photo : Ville de Calvi
Nouveau bateau jaune
Le car-ferry Mega Serena de la compagnie Corsica Ferries a dernièrement effectué sa première traversée au départ de Toulon en direction de Bastia. Ancien Stena Vision racheté à l’armement scandinave Stena Line, ce navire de 17,.4 mètres de long pour 30 8 mètres de large affiche une jauge de 39 200 tonneaux et peut naviguer à plus de 21 nœuds. Sa capacité est de 2000 passagers et près de 670 véhicules légers. Construit en 1987 en Pologne, il a été rénové et modernisé. À quai, il peut être connecté au courant électrique terrestre.
Photo : corsica Ferries.
Adieu André Santini
André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux ? est décédé à l’âge de 85 ans. On le savait très affaibli depuis plusieurs mois. Il avait cependant tenu à se présenter aux dernières municipales pour un huitième mandat à la tête de sa ville. Il avait à nouveau remporté les élections. Mais pour la première fois au second tour. Il avait été vu pour la dernière fois le 28 mars au conseil municipal d’installation, en fauteuil roulant. Depuis l’élection, son état de santé s’était fortement dégradé. Né dans le XIVe arrondissement de Paris dans une famille modeste aux origines corses, il avait « un veru spiritu niulinccu ». Il a conquis Issy-les-Moulineaux en 1980. Il a fait de la ville, cité ouvrière alors en déclin, une des cités les plus prospère d’Ile-de France. C’est lui qui avait accordé, alors que la répression contre les nationalistes battaient son plein, et bien qu’étant un des ptoches de Charles Pasqua, l’usage d’un local municipal à la coopérative Casa di u Populu Corsu qui hébergeait le Comité de Soutien de Paris aux patriotes corses emprisonnés et les réunions des nationalistes. Quand le local avait été plastiqué pat FRANCIA, il avait eu le courage politique d’opposer une fin de non recevoir aux habitants qui exigeaient l’expulsion de la Casa. André Santini a également été secrétaire d’État aux rapatriés puis ministre délégué à la communication auprès du ministre de la Culture et de la communication, sous Jacques Chirac de 1986 à 1988. Il avait fait son retour au gouvernement sous Francois Fillon en occupant le poste de secrétaire d’État chargé de la fonction publique de juin 2007 à juin 2009.
Photo :Ville d’Issy les Moulineaux
Deuxième chance pour l’indépendance ?
L'Écosse a déjà organisé trois référendums majeurs dans son histoire moderne. Ces scrutins portaient sur son autonomie (la dévolution) puis son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni.Les trois scrutins clés se détaillent ainsi. 1979, référendum qui proposait la création d'une assemblée écossaise dotée de pouvoirs limités, le « oui » l'a emporté (52 %) mais le scrutin n'a pas été validé car la participation n'avait pas atteint le seuil requis de 40 % de l'ensemble de l'électorat. 1997 : ce deuxième référendum a approuvé le transfert de compétences et la création d'un Parlement écossais à une très large majorité et a été validé. 2014 : le référendum historique sur la pleine indépendance de l'Écosse a vu le « non » l'emporter à 55 % contre 45 %. Le gouvernement écossais nouvellement élu demande une deuxième chance pour l’indépendance : l’organisation d’un referendum avant 2028 Il table sur le rejet écossais du Brexit et la peur de l’arrivée au pouvoir du populiste Farage à Londres pour que le oui l’emporte. Mais il est peu probable que le gouvernement britannique donne son aval à la demande.