Nazione fait le dos rond
Lors de son assemblée générale .......
Nazione fait le dos rond
Lors de son assemblée générale tenue dernièrement à Corti, Nazione a fait le dos rond et aussi sorti les griffes contre le projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République. En attendant des jours meilleurs.
Cela ne pouvait passer inaperçu : Josepha Giacometti Piredda, seule élue territoriale de Nazione, et quelques responsables bien connus n’étaient présents ni à la tribune ni parmi l’assistance. Absences provisoires ou définitives ? L’avenir le dira.
Pour l’heure, ni la conseillère de Corse, ni les autres absents n'ont donné une explication. On en reste donc réduit aux supputations résultant du constat de certains faits : lors des municipales d’Aiacciu, les absents ont choisi de soutenir Jean-Paul Carrolaggi contre l'avis de la direction du mouvement qui avait décidé la non participation à Aiacciu et Bastia ; il y a un an, les noms de militants de Nazione ayant été cités dans le fichier du Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) et ayant ainsi été mis en cause comme appartenant à des équipes criminelles, le parti leur a apporté son soutien alors que Josepha Giacometti-Piredda et d’autres absents de l’assemblée générale n’étaient pas présents lors de la conférence de presse de soutien. Nazione a manifestement décidé de faire le dos rond.
Les absences n’ont pas été commentées. Un bureau provisoire aura la charge de gérer les affaires courantes. Le dos rond mais pas profil bas. En effet, Nazione a sorti une fois encore les griffes contre contre le projet de loi constitutionnelle. Jean-Guy Talamoni, l’ancien président de l'Assemblée de Corse, a donné le ton en dénonçant « une supercherie » et en résumant : « Ce n'est pas une avancée, c'est un recul, il faut s'y opposer avec les moyens qui sont les nôtres ».
La motion d’orientation a fixé un cap loin des rivages de Beauvau, notamment : en préconisant une nouvelle étape de la lutte nationale sur des bases différentes des orientations validées par les forces autonomistes et leurs alliés dans le cadre du « processus de Beauvau » ; en affirmant que le droit à l’autodétermination du peuple corse, consacré de façon pionnière par la Constitution de Paoli et devenu depuis lors un principe cardinal du droit international, constituera une condition incontournable de toute nouvelle étape politique ; en appelant les forces du mouvement national, sans exclusive, à un repositionnement ; en disant que, par souci de cohérence et de crédibilité, les nouvelles orientations ne sauraient être incarnées par les responsables ayant porté la stratégie de Beauvau ; en rejetant le funeste destin français.
Lors de son assemblée générale tenue dernièrement à Corti, Nazione a fait le dos rond et aussi sorti les griffes contre le projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République. En attendant des jours meilleurs.
Cela ne pouvait passer inaperçu : Josepha Giacometti Piredda, seule élue territoriale de Nazione, et quelques responsables bien connus n’étaient présents ni à la tribune ni parmi l’assistance. Absences provisoires ou définitives ? L’avenir le dira.
Pour l’heure, ni la conseillère de Corse, ni les autres absents n'ont donné une explication. On en reste donc réduit aux supputations résultant du constat de certains faits : lors des municipales d’Aiacciu, les absents ont choisi de soutenir Jean-Paul Carrolaggi contre l'avis de la direction du mouvement qui avait décidé la non participation à Aiacciu et Bastia ; il y a un an, les noms de militants de Nazione ayant été cités dans le fichier du Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) et ayant ainsi été mis en cause comme appartenant à des équipes criminelles, le parti leur a apporté son soutien alors que Josepha Giacometti-Piredda et d’autres absents de l’assemblée générale n’étaient pas présents lors de la conférence de presse de soutien. Nazione a manifestement décidé de faire le dos rond.
Les absences n’ont pas été commentées. Un bureau provisoire aura la charge de gérer les affaires courantes. Le dos rond mais pas profil bas. En effet, Nazione a sorti une fois encore les griffes contre contre le projet de loi constitutionnelle. Jean-Guy Talamoni, l’ancien président de l'Assemblée de Corse, a donné le ton en dénonçant « une supercherie » et en résumant : « Ce n'est pas une avancée, c'est un recul, il faut s'y opposer avec les moyens qui sont les nôtres ».
La motion d’orientation a fixé un cap loin des rivages de Beauvau, notamment : en préconisant une nouvelle étape de la lutte nationale sur des bases différentes des orientations validées par les forces autonomistes et leurs alliés dans le cadre du « processus de Beauvau » ; en affirmant que le droit à l’autodétermination du peuple corse, consacré de façon pionnière par la Constitution de Paoli et devenu depuis lors un principe cardinal du droit international, constituera une condition incontournable de toute nouvelle étape politique ; en appelant les forces du mouvement national, sans exclusive, à un repositionnement ; en disant que, par souci de cohérence et de crédibilité, les nouvelles orientations ne sauraient être incarnées par les responsables ayant porté la stratégie de Beauvau ; en rejetant le funeste destin français.