Julien Morganti voit plus grand
Lors d’une réunion publique qu’il a tenue à Bastia,
Julien Morganti voit plus grand
Lors d’une réunion publique qu’il a tenue à Bastia, Julien Morganti a évoqué
les débuts de la mandature Simeoni à la mairie de Bastia et affiché une
ambition à l’échelle régionale.
Julien Morganti a d’abord tiré à boulets rouges contre la municipalité siméoniste. Il a souligné « la volonté de changement de l’électorat bastiais »puisque l'ensemble de l’opposition à Gilles Simeoni avait totalisé
plus de 55 % des suffrages au second tour des municipales.
Il a dénoncé « un maire absent » n’apportant pas de réponses aux Bastiais concernant les grands projets d'aménagement et les problèmes du quotidien.
Il a cloué au pilori la seule mesure la hausse de la taxe foncière (+ 14
%) ayant été décidée quelques jours après que Gilles Simeoni ait ceint
l’écharpe de maire. Julien Morganti a ensuite opté pour une nouvelle
casquette, déposant celle de leader de l’opposition municipale bastiaise
et coiffant celle de responsable politique aspirant à peser lors des
prochaines élections territoriales.
Évoquant le projet de loi constitutionnelle, au nom de son mouvement « A Mossa : Un Futur pour la
Corse», il a qualifié la copie de Beauvau comme étant un texte « trop flou »
pour satisfaire les Corses, ne pouvant donc permettre de dégager un
consensus et devant en conséquence être soumis à un référendum. Il a
affirmé n’être opposé ni à la notion de communauté, ni à l’autonomie.
Toutefois, s’il s’est dit favorable à « un pouvoir normatif » pouvant « permettre d’exercer un pouvoir d’expérimentation et d’adaptation », il a précisé souhaiter « un contrôle du Parlement», se révélant ainsi
ainsi plus proche de François Xavier Ceccoli que de Laurent Marcangeli
et la plupart de ses alliés bastiais d'UNITI, notamment Jean-Sébastien
de Casalta et le PNC. Julien Morganti dit considérer que « l’autonomie ne doit pas servir un parti ou un homme, mais servir les Corses », ce qui le conduit à demander que soient dévolues davantage de compétences
aux communes et aux intercommunalités, et que le pouvoir de la
Collectivité de Corse soit limité à « un cœur de métier autour de la défense des territoires, du développement rural et local ».
Enfin, Julien Morganti a évoqué les élections territoriales en souhaitant qu’elles permettent de « tourner la page de dix ans d’échec de l’aventure siméoniste ». Décidément, Julien Morganti voit désormais plus grand.
JPB
Lors d’une réunion publique qu’il a tenue à Bastia, Julien Morganti a évoqué
les débuts de la mandature Simeoni à la mairie de Bastia et affiché une
ambition à l’échelle régionale.
Julien Morganti a d’abord tiré à boulets rouges contre la municipalité siméoniste. Il a souligné « la volonté de changement de l’électorat bastiais »puisque l'ensemble de l’opposition à Gilles Simeoni avait totalisé
plus de 55 % des suffrages au second tour des municipales.
Il a dénoncé « un maire absent » n’apportant pas de réponses aux Bastiais concernant les grands projets d'aménagement et les problèmes du quotidien.
Il a cloué au pilori la seule mesure la hausse de la taxe foncière (+ 14
%) ayant été décidée quelques jours après que Gilles Simeoni ait ceint
l’écharpe de maire. Julien Morganti a ensuite opté pour une nouvelle
casquette, déposant celle de leader de l’opposition municipale bastiaise
et coiffant celle de responsable politique aspirant à peser lors des
prochaines élections territoriales.
Évoquant le projet de loi constitutionnelle, au nom de son mouvement « A Mossa : Un Futur pour la
Corse», il a qualifié la copie de Beauvau comme étant un texte « trop flou »
pour satisfaire les Corses, ne pouvant donc permettre de dégager un
consensus et devant en conséquence être soumis à un référendum. Il a
affirmé n’être opposé ni à la notion de communauté, ni à l’autonomie.
Toutefois, s’il s’est dit favorable à « un pouvoir normatif » pouvant « permettre d’exercer un pouvoir d’expérimentation et d’adaptation », il a précisé souhaiter « un contrôle du Parlement», se révélant ainsi
ainsi plus proche de François Xavier Ceccoli que de Laurent Marcangeli
et la plupart de ses alliés bastiais d'UNITI, notamment Jean-Sébastien
de Casalta et le PNC. Julien Morganti dit considérer que « l’autonomie ne doit pas servir un parti ou un homme, mais servir les Corses », ce qui le conduit à demander que soient dévolues davantage de compétences
aux communes et aux intercommunalités, et que le pouvoir de la
Collectivité de Corse soit limité à « un cœur de métier autour de la défense des territoires, du développement rural et local ».
Enfin, Julien Morganti a évoqué les élections territoriales en souhaitant qu’elles permettent de « tourner la page de dix ans d’échec de l’aventure siméoniste ». Décidément, Julien Morganti voit désormais plus grand.
JPB