• Le doyen de la presse Européenne

I puttachji di Carl' Antò

i Puttachji de la semaine
PUTTAGHJI



Le 9-3 de la plaine à la montagne

Plaine : actes d’incivilités contre des bâtiments publics et le mobiliers urbain sur le territoire de la commune d’Aleria. Dans nos villages : maintes découvertes de plants de cannabis et de petits trafics de stupéfiants. Cœur de la Castagniccia : vol de 250 ruches. Montagne : tags et graffiti à la bombe de peinture sur les rochers et les balises du GR20. Chez nous cela sera bientôt le 9-3 de la plaine à la montagne.



Nouveau mulateru

Transport de 15 kilos de cannabis et 2 kilos de cocaïne entre Biguglia et Bucugnà. Selon le transporteur occasionnel qui a été interpelé en chemin par les gendarmes et condamné à 3 ans de prison ferme, il s’agissait d’un « petit boulot tranquille ». Renouveau et évolution du métier de mularetu incompris par la Justice...



Quelqu’un n’a sans doute pas lu la notice

Maxime le Forestier a chanté « la rouille aurait un charme fou si elle ne s’attaquait qu’aux grilles ». Il est peu probable que, ces temps derniers, le maire de Bastia soit sensible à ce charme car les barres en acier corten qui constituent le barriérage de L'Aldilonda - la passerelle au-dessus de la mer qui court au bas de la citadelle de Bastia - sont rongées par la rouille. Et ce, six ans après leur pose alors qu’il se disait qu’elles dureraient 100 ans. Comme il est connu que l’acier corten créé aux USA dans les années 1930, ne doit pas être employé dans les zones exposées au dépôt d’ions chlorure (ces ions empêchent la formation de la patine protégeant de la rouille), quelqu’un n’a sans doute pas lu les notices techniques et d’utilisation. Ou peut-être celles-ci étaient-elles rédigées en chinois…



Questions

Le Mantinum est le théâtre de verdure de Bastia. Question adressée à la municipalité : combien de spectacles ou autres événements en ce lieu depuis l’inauguration en grande pompe qui a eu lieu en 2020 ? Question subsidiaire : où est la verdure ?



Cela laisse dubitatif

Article sur la formation des agents de l’État de l’île à la lutte contre le crime organisé (lu dans Le Figaro en ligne) qui incite à s’interroger. Notamment du fait de ce chapô : « Quelque 1 000 agents seront sensibilisés d’ici la fin de l’année ». » Question : uniquement chez nous, rien à Marseille, Montpellier, Rennes ou Nantes où les rues de plusieurs quartiers sont des champs de tir ? Notamment du fait de ces propos rapportés d’un formateur : « Les agents de l’État doivent faire preuve d’une attention particulière sur ce territoire. Il y a des signaux faibles. On incite au signalement.» Questions : sur les territoires autres que la Corse, même ceux que contrôle la DZ Mafia ou influence le frérisme, quelle attention, aucun signal faible, aucune incitation au signalement ?



Tout à son honneur et conforme à son éthique

La section corse de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) a annoncé son retrait de la commission contre les pratiques mafieuses mise en place par la Collectivité de Corse. Dans une lettre ouverte adressée aux élus de l'Assemblée de Corse, l'association a dit craindre que les travaux engagés suscitent des amalgames douteux sur la société corse et dénoncé une orientation favorable à un droit pénal d'exception. En clair, c’est tout à son honneur et conforme à son éthique, la LDH Corse refuse la stigmatisation de la Corse et des Corses qu’a, par exemple, pu suggérer cette déclaration d'un ancien préfet de Corse : « Le crime organisé imprègne l'intégralité de la société corse », et rejette une Corse de l’acceptation d’une justice d’exception (création d'un délit d'association mafieuse inspiré du modèle italien qui ouvrirait la voie à un risque d'arbitraire judiciaire).



Oups !

Évoquant pour le quotidien La Provence, les incendies qui ravagent les vingt et un départements de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Occitanie, Corse, auxquels s’ajoutent la Drôme et l’Ardèche, l’inspecteur général, chef de l’État-major interministériel, Jean-Yves Noisette, a été formel : « En 1976, on a connu une année record avec 88 000 hectares brûlés. Au 1er août 2026, donc à mi-saison, on en est à 110 000 hectares soit 30% de plus que le précédent record. C’est une saison à marquer d’une pierre blanche.» Oups ! Espérons que ce haut-fonctionnaire est plus calé en matière de lutte contre les incendies qu’en usage approprié des expressions de la langue française. En effet, l’expression « marquer d’une pierre blanche » signifie retenir une date ou un événement à la fois important et heureux...

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