• Le doyen de la presse Européenne

Territoriales 2021 : Jean-Antoine GIacomi / Forza Nova-Corsica fiera

« Nous ne parlons ni d’autonomie, ni d’indépendance mais de souveraineté partagée »
Jean-Antoine Giacomi (Forza Nova-Corsica fiera)

« Nous ne parlons ni d’autonomie, ni d’indépendance mais de souveraineté partagée »

Entrée en campagne début mai, la liste « Forza Nova-Corsica fiera » est conduite par Jean-Antoine Giacomi. Déjà présent lors des municipales de 2020 sur la liste de Filippo di Carlo, ce dernier se lance, cette fois dans la bataille des territoriales…


Qu’est-ce qui a motivé votre candidature ?

Nous sommes dans une démarche souverainiste. On constate, aujourd’hui, que les clivages ne sont plus à gauche ou à droite, ils se situent entre mondialistes et souverainistes et la Corse manquait, quelque peu, de cet élan. C’est donc à travers cette démarche que j’ai fait le choix de conduire cette liste.


Vous êtes critique à l’égard de la majorité sortante. Dans quelle mesure ?

Ce serait malhonnête de notre part de juger, uniquement la mandature précédente. Le mal est plus profond. Si on remonte sur les quarante dernières années, on voit que la droite a gouverné plus de trente ans. Il y a eu, ensuite, la mandature de Paul Giacobbi et la mandature nationaliste Sur le fond, rien n’a changé. La Corse est plongée dans le marasme depuis quatre décennies. Aucune évolution notable, notamment sur la question très sensible des déchets où même la mandature sortante a échoué. Cette majorité s’est contenté de gérer sans prendre en compte l’évolution de la Corse. Une mandature de gestion et de courrier interposé entre le Président de l’Exécutif et la Préfecture de Corse.


Quelles sont les grands axes de votre projet ?

Nous voulons apporter des solutions concrètes pour répondre, au mieux, aux problèmes que les Corses rencontrent dans leur quotidien. Tout doit être revue, de la gestion des déchets à la spéculation immobilière sans oublier l’insécurité qui s’installe progressivement dans l’île. Il est important de redonner aux Corses qui vivent dans les quartiers, un sentiment de sécurité qui a disparu. L’émigration pose également problème puisque 6000 personnes par an, notre solde naturel est négatif et notre économie est au point mort. Enfin, la relance agricole constitue aussi l’un de nos chantiers prioritaires en cas d’élection. La Corse importe, en effet, 92 % de ce qu’elle consomme. La Corse a vocation à devenir la vitrine de l’Europe dans ce domaine. Notre chantier prioritaire reste la problématique des déchets. Il faut en finir avec le tout enfouissement et nous proposons, de ce fait, dans notre programme, l’installation d’une usine de valorisation énergétique qui permettrait la création d’électricité et, en même temps d’emplois hautement qualifiés en lien avec l’Université de Corse.


Sans clairement l’annoncer, votre positionnement ne situe-t-il pas à droite, voire proche du RN ?

Notre liste n’est ni à droite, ni à gauche. C’est une liste du peule qui rassemble des hommes et des femmes se reconnaissant dans notre démarche. Nous sommes des souverainistes corses et ne parlons ni d’autonomie, ni d’indépendance mais de souveraineté partagée.


Sur qui se dirigerait votre alliance naturelle au second tour ?

Je serai très clair sur ce point de vue. Il n’y aura, en ce nous concerne, aucune alliance avec des mondialistes. Et nous n’avons, en face de nous, que des mondialistes qui veulent spolier la Corse. Nous allons à cette élection pour faire gagner les idées des Corses et je ne pense pas qu’il y aura, ni alliance ni consigne de vote en faveur des autres listes de ce scrutin.

Partager :