• Le doyen de la presse Européenne

Un chasseur sachant chasser ... Les défenseurs de la cause animale ne connaissent pas la trêve.

La polémique sur la corrida, comme celle sur la chasse, est aussi ancienne que ces pratiques. De tout temps, elles ont été décriées. L’étendard de la cause animale est tendu, ces traditions étant jugées indignes de l’humanité.

Un chasseur sachant chasser…


Les défenseurs de la cause animale ne connaissent pas de trêve. La polémique sur la corrida, comme celle sur la chasse, est aussi ancienne que ces pratiques. De tout temps, elles ont été décriées. L’étendard de la cause animale est tendu, ces traditions étant jugées indignes de l’humanité. Pourtant, en 2018, Macron avait baissé le prix du permis de chasse…



Armes dans le viseur

Une opération nationale d'abandon simplifié d'armes lancée par le ministère de l’Intérieur et des Outre-Mer s’est achevée le 2 décembre. Si la France compte, selon le SIA-Système d'Information des Armes, près de 5 millions de détenteurs légaux d’armes, il est estimé qu’au moins 2 millions d’habitants détiendraient des armes qui n’ont pas fait l’objet de déclarations, notamment après un héritage. Il y a en Corse 30 à 35 000 chasseurs, environ 5 300 tireurs sportifs, soit un nombre d'armes d'environ 340 armes pour 1000 habitants, ce qui est supérieur au niveau national de 80 armes pour 1 000 habitants. Avant 2011, il n’était pas obligatoire de déclarer les fusils à canon lisse et un coup par canon ; ces armes pouvaient être achetées avec un permis de chasse ou une licence. Aujourd’hui, toutes les armes doivent être déclarées, y compris celles héritées. Au total, ce sont 268 armes illégales qui ont été abandonnées à l’État en Corse, ainsi que 5 484 munitions. De plus, 257 régularisations ont été enregistrées. D’ici au 1er juillet 2023, tous les chasseurs devront réenregistrer leurs armes sur le SIA, même si elles sont en règle. Lors du bilan de la délinquance, le préfet de Corse, Pascal Lelarge, avait relevé que 727 armes avaient été saisies en 2020, dont 460 en catégories C et D, soit des fusils de chasse ou les pistolets d’alarme. À présent que l’opération de régularisation des armes est achevée, cela devrait faciliter la lutte contre les infractions à la législation sur les armes. L’indulgence ne sera plus de mise.


La chasse sur tous les fronts

La chasse est un loisir, une passion, un plaisir. En Corse, avec autour de 17 000 détenteurs d'un permis - 1,2 million en France -, la pratique est pour certains une institution. C'est pour que cela que les chasseurs ont effectué depuis plusieurs années de gros efforts pour réduire les accidents de chasse. Sur la période 2021-2022, l'Office français de la biodiversité (OFB) a recensé 90 accidents de chasse au total (blessures corporelles liées à l'utilisation d'une arme de chasse), dont 8 mortels.
Bien qu'en baisse au cours des vingt dernières années, en Corse comme partout en France, les accidents de chasse restent toujours trop nombreux. Pour les prévenir, la loi du 24 juillet 2019 a rendu obligatoire une formation de sécurité décennale pour les chasseurs.
La validité du permis de chasse dépend de cette formation, à refaire tous les dix ans. Cela explique aussi pourquoi la publication du rapport de la commission sénatoriale sur la sécurité à la chasse le 13 septembre dernier n'a pas laissé indifférent. Les écologistes le juge frileux, tandis que les chasseurs le trouvent stigmatisant. Parmi les 30 propositions, c'est celle qui préconise l'interdiction de l’alcool et des stupéfiants qui suscite les plus vives réactions. Car les chasseurs estiment que les accidents sont surtout dus à de la négligence sur la sécurité, pas à de la consommation de substances ou d’alcool. D’autant que des efforts considérables sont déployés pour renforcer la sécurité.
La FDC de Haute-Corse a ainsi distribué des carnets de battue, des gilets et casquettes fluo, ainsi que des panneaux « attention chasse en cours » à chaque société et équipe de chasse. En outre, l’installation de miradors de battue en aluminium s’est poursuivie. Le département compte à présent plus de 694 postes de tir sécurisés.


Mauvaise réputation

Malgré les efforts des chasseurs, y compris sur l’écocontribution, la chasse reste impopulaire. D’après un sondage IPSOS, l’opposition à la chasse chez les habitants des milieux ruraux (47 %) est très proche du niveau qu’on constate dans les milieux urbains (52 %). Ruraux ou urbains, près de la moitié des Français sont opposés à la chasse. En 2021, une étude IFOP commandée par la fondation Brigitte Bardot, montrait que 77 % des Français considèrent que les animaux sauvages dans la nature doivent avoir des droits. Et les faits divers de braconnage ou de chasse intensive avec pollution par les cartouches abandonnées ne pourront que renforcer ces opinions d’opposition.


Maria Mariana
Partager :