EVENTI E FATTI
A l'accorta cette semaine
EVENTI E FATTI
Mission du Patrimoine 2025 : 420 000 € pour la Corse
La Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ UNITED, contribue à la sauvegarde du patrimoine français dans toute sa diversité. La Mission a récemment fait connaître que sur 21,4 M€ répartis en 2025 entre 102 sites, 420 000 € seront attribués à deux sites corses (aide complétant les financements publics ou l’autofinancement des collectivités et étant versés par la Fondation du patrimoine au fil de l’avancement des travaux, sur présentation des factures). Dotation de 190 000 € pour la restauration du canal de l’Ajara, ouvrage hydraulique long de 3600 mètres situé sur la commune de Bastelica, ayant été construit en 1875 pour irriguer des terres agricoles et alimenter fontaines et abreuvoirs du village. Dotation de 230 000 € pour la restauration de l’église paroissiale Saint-Cyprien de Mursiglia, édifice du XVIe siècle de style pisan, inscrit aux Monuments historiques depuis 1996 avec son clocher et la confrérie attenante, abritant notamment une chaire et des fonts baptismaux signés de l’ébéniste Giovanni Pellegrini ayant exercé en Corse entre la fin du 17esiècle et le début du 18e siècle, ainsi qu’un orgue datant de 1770. L’appel à candidatures pour l’édition 2026 est d’ores et déjà ouvert. Propriétaires, communes, associations ou particuliers peuvent signaler des sites en péril jusqu’au 28 février 2026 sur https://www.missionbern.fr/sig...
Établissement Public du Commerce et de l’Industrie de Corse : c’est fait !
Fin décembre dernier a été installé l’Établissement Public du Commerce et de l’Industrie de Corse, institution qui remplace la Chambre de Commerce et d’Industrie de Corse (CCI de Corse) depuis le 1er janvier de cette année. Alors que la CCI de Corse était jusque là sous la tutelle de l’État, le nouvel établissement sera sous celle de la Collectivité de Corse (conseil d’administration constitué de trente élus de l’Assemblée de Corse, et de vingt élus consulaires/bureau de seize membres constitué de quatre membres du Conseil exécutif de Corse, de représentants des cinq groupes de l’Assemblée de Corse et de sept membres de l’ex-CCI de Corse). Le nouvel établissement pourra notamment gérer les concessions des ports et aéroports de Corse hors concurrence durant au moins 15 ans. (Photo : CCI)
Conca : au son de Dio vi salvi Regina et Saint-Étienne
L’église de Conca est désormais dotée de deux nouvelles cloches ayant été fabriquées par la fonderie Corneille-Havard à Villedieu-les-Poêles dans la Manche. Dénommées « Dio vi salvi Regina » et « Saint-Étienne », et ce avant d’être installées, les deux cloches ont été bénies le 26 décembre par le cardinal François Bustillo, évêque de Corse, lors de la fête patronale du village dédiée à Santu Stefanu. Ces nouvelles cloches représentent un investissement de 45 000 € qui a été totalement pris en charge par la commune.
Transports maritime : des syndicats très inquiets
Dans un courrier adressé fin décembre dernier au ministre des Transports, le Syndicat autonome des Marins de la Marine marchande de Corsica Linea, le Syndicat des Travailleurs corses de La Méridionale et la CFDT Marittima dénoncent « une situation devenue particulièrement critique pour le transport maritime français en Méditerranée » qui notamment menace « la continuité territoriale de la Corse », et demandent une action rapide « contre le dumping social ». Ces trois syndicats considèrent que les compagnies battant pavillon français font très difficilement face à « une concurrence de plus en plus agressive d’opérateurs utilisant des registres internationaux aux exigences sociales et fiscales très inférieures aux normes françaises » et que, si ces compagnies disparaissaient, la Corse serait affectée, car « elle se retrouverait dans l’incapacité d’assurer une délégation de service public fondée sur des opérateurs français, seuls capables de garantir durablement la continuité, la régularité et la fiabilité des liaisons maritimes ». Cette lettre intervient dans un contexte que les trois syndicats qualifient de « prédation des lignes entre Sète et le Maghreb par des compagnies low cost » de nature à créer « un déséquilibre important », car, selon eux, les délégations de service public encadrant les bénéfices, les lignes hors délégations de service public, comme Sète-Alger, sont « la tirelire » qui permet aux compagnies battant pavillon français de financer l’entretien des navires, les arrêts techniques et l’achat de nouveaux bateaux. (Photo : JDC)
Transport maritime : non au dumping commercial
La prise de position des trois syndicats évoquée ci-dessus est une nouvelle expression d’une inquiétude ambiante mise en exergue dans une tribune signée, quelques semaines auparavant, par des élus méditerranéens, dont tous les parlementaires corses. Les signataires font le constat de deux visions du transport maritime et de la concurrence. L’une loyale : celle d’opérateurs maritimes soucieux de rentabilité, d’équité sociale, de souveraineté nationale. L’autre déloyale : celle d’un opérateur (Grandi Navi Veloci) soutenu par un géant financier, qui pratique un dumping commercial (en trois ans, perte de 500 millions d’euros sans jamais freiner la course à l’expansion) visant à provoquer le retrait d’autres opérateurs ne disposant pas d’un financement illimité et à perte. Les signataires précisent que Grandi Navi Veloci applique partout la même recette : agressivité commerciale unique, flotte abondante, zéro obligation sociale locale. Enfin les signataires dénoncent l’inaction du gouvernement français et de la Commission européenne : « À Paris ou Bruxelles ? Silence radio ! » et les appellent à un réveil réglementaire et stratégique : « Il est urgent de : conditionner les accès aux ports français à des engagements sociaux, fiscaux et environnementaux clairs ; mettre fin à la naïveté commerciale face aux stratégies de prédation soutenues par des conglomérats ultra-capitalisés ; protéger les lignes d’intérêt national avec les outils de souveraineté que le droit autorise. La mer Méditerranée ne peut devenir le terrain de jeu d’un capitalisme sans boussole. »
Port de Bastia : capitainerie en travaux
La tour de la capitainerie du port de commerce de Bastia fait l’objet d’importants travaux de rénovation et de modernisation. Ils devraient être achevés en mai 2026. Haute de 25 mètres, la tour est le point névralgique de l’espace portuaire. En effet, la fonction de la capitainerie d’un port est multiple. Notamment : organisation de l’accueil, gestion des mouvements dans le port et attribution des emplacements pour les navires ; surveillance des installations et du plan d’eau ; alerte en cas de pollution ou d’événements pouvant affecter la sécurité du port et des navires ; organisation des opérations de secours ; application de la réglementation concernant les matières dangereuses ; pouvoir de police du port ; diffusion d’informations. (Photo : JDC)
Pour une régulation des prix des carburants : faut faire mieux !
Plus de 1500 signatures, pas mal, mais faut faire mieux. Le collectif Agissons contre la cherté des carburants en Corse a lancé une pétition pour demander au Gouvernement d’agir. Pour signer : https://www.change.org/régulat... Important de signer, car si les dérives concernant le marché des carburants en Corse sont structurelles, il est possible d’y mettre fin en appliquant l’article L.410-2 du Code du commerce permettant à l’État de prendre un décret de régulation des prix lorsque la concurrence est défaillante.
Patriotti et Sulidarità dénoncent
Le 23 décembre dernier, les associations Sulidarità et Patriotti ont tenu une conférence de presse à Bastia pour dénoncer l’agression dont, selon elles, a été victime, au centre pénitentiaire d’Orléans, Ghjuvà Piccinini, jeune militant nationaliste, incarcéré depuis sept mois dans le cadre d’un dossier relatif à une série d’attentats. Selon Patriotti et Sulidarità, Ghjuvà Piccinini fait les frais d’actes de violence inspirés par un « racisme anti-corse », perpétrés par des personnels de l’administration pénitentiaire. Ghjuvan Filippu Antolini, porte-parole de l’association Patriotti, a évoqué un « passage à tabac » ayant « mis en péril la vie puisque la respiration a été coupée durant plusieurs secondes ». Maître Marc-Antoine Luca, l’avocat de Ghjuvà Piccinini, a annoncé que sera déposée une plainte contre X. La conférence de presse a aussi été l’occasion pour Sulidarità et Patriotti d’exiger à nouveau « le retour immédiat de l’ensemble des prisonniers politiques corses dans les prisons de l’île ». L’administration pénitentiaire a pour sa part démenti formellement « un usage disproportionné de la force » et expliqué : « À sa sortie de cour de promenade, le détenu en question a refusé de se soumettre aux procédures habituelles de réintégration en cellule. nécessitant l’intervention d’agents ÉRIS ». L’ÉRIS (équipe régionale d’intervention et de sécurité) est une unités d’intervention de l’administration pénitentiaire). L’administration pénitentiaire a par ailleurs rejeté l’accusation de « racisme anti-corse : “Les ÉRIS n’ont aucune connaissance des profils des détenus et ne connaissaient donc ni le motif de leur incarcération ni leur origine géographique” (Photo : JDC)
Mission du Patrimoine 2025 : 420 000 € pour la Corse
La Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ UNITED, contribue à la sauvegarde du patrimoine français dans toute sa diversité. La Mission a récemment fait connaître que sur 21,4 M€ répartis en 2025 entre 102 sites, 420 000 € seront attribués à deux sites corses (aide complétant les financements publics ou l’autofinancement des collectivités et étant versés par la Fondation du patrimoine au fil de l’avancement des travaux, sur présentation des factures). Dotation de 190 000 € pour la restauration du canal de l’Ajara, ouvrage hydraulique long de 3600 mètres situé sur la commune de Bastelica, ayant été construit en 1875 pour irriguer des terres agricoles et alimenter fontaines et abreuvoirs du village. Dotation de 230 000 € pour la restauration de l’église paroissiale Saint-Cyprien de Mursiglia, édifice du XVIe siècle de style pisan, inscrit aux Monuments historiques depuis 1996 avec son clocher et la confrérie attenante, abritant notamment une chaire et des fonts baptismaux signés de l’ébéniste Giovanni Pellegrini ayant exercé en Corse entre la fin du 17esiècle et le début du 18e siècle, ainsi qu’un orgue datant de 1770. L’appel à candidatures pour l’édition 2026 est d’ores et déjà ouvert. Propriétaires, communes, associations ou particuliers peuvent signaler des sites en péril jusqu’au 28 février 2026 sur https://www.missionbern.fr/sig...
Établissement Public du Commerce et de l’Industrie de Corse : c’est fait !
Fin décembre dernier a été installé l’Établissement Public du Commerce et de l’Industrie de Corse, institution qui remplace la Chambre de Commerce et d’Industrie de Corse (CCI de Corse) depuis le 1er janvier de cette année. Alors que la CCI de Corse était jusque là sous la tutelle de l’État, le nouvel établissement sera sous celle de la Collectivité de Corse (conseil d’administration constitué de trente élus de l’Assemblée de Corse, et de vingt élus consulaires/bureau de seize membres constitué de quatre membres du Conseil exécutif de Corse, de représentants des cinq groupes de l’Assemblée de Corse et de sept membres de l’ex-CCI de Corse). Le nouvel établissement pourra notamment gérer les concessions des ports et aéroports de Corse hors concurrence durant au moins 15 ans. (Photo : CCI)
Conca : au son de Dio vi salvi Regina et Saint-Étienne
L’église de Conca est désormais dotée de deux nouvelles cloches ayant été fabriquées par la fonderie Corneille-Havard à Villedieu-les-Poêles dans la Manche. Dénommées « Dio vi salvi Regina » et « Saint-Étienne », et ce avant d’être installées, les deux cloches ont été bénies le 26 décembre par le cardinal François Bustillo, évêque de Corse, lors de la fête patronale du village dédiée à Santu Stefanu. Ces nouvelles cloches représentent un investissement de 45 000 € qui a été totalement pris en charge par la commune.
Transports maritime : des syndicats très inquiets
Dans un courrier adressé fin décembre dernier au ministre des Transports, le Syndicat autonome des Marins de la Marine marchande de Corsica Linea, le Syndicat des Travailleurs corses de La Méridionale et la CFDT Marittima dénoncent « une situation devenue particulièrement critique pour le transport maritime français en Méditerranée » qui notamment menace « la continuité territoriale de la Corse », et demandent une action rapide « contre le dumping social ». Ces trois syndicats considèrent que les compagnies battant pavillon français font très difficilement face à « une concurrence de plus en plus agressive d’opérateurs utilisant des registres internationaux aux exigences sociales et fiscales très inférieures aux normes françaises » et que, si ces compagnies disparaissaient, la Corse serait affectée, car « elle se retrouverait dans l’incapacité d’assurer une délégation de service public fondée sur des opérateurs français, seuls capables de garantir durablement la continuité, la régularité et la fiabilité des liaisons maritimes ». Cette lettre intervient dans un contexte que les trois syndicats qualifient de « prédation des lignes entre Sète et le Maghreb par des compagnies low cost » de nature à créer « un déséquilibre important », car, selon eux, les délégations de service public encadrant les bénéfices, les lignes hors délégations de service public, comme Sète-Alger, sont « la tirelire » qui permet aux compagnies battant pavillon français de financer l’entretien des navires, les arrêts techniques et l’achat de nouveaux bateaux. (Photo : JDC)
Transport maritime : non au dumping commercial
La prise de position des trois syndicats évoquée ci-dessus est une nouvelle expression d’une inquiétude ambiante mise en exergue dans une tribune signée, quelques semaines auparavant, par des élus méditerranéens, dont tous les parlementaires corses. Les signataires font le constat de deux visions du transport maritime et de la concurrence. L’une loyale : celle d’opérateurs maritimes soucieux de rentabilité, d’équité sociale, de souveraineté nationale. L’autre déloyale : celle d’un opérateur (Grandi Navi Veloci) soutenu par un géant financier, qui pratique un dumping commercial (en trois ans, perte de 500 millions d’euros sans jamais freiner la course à l’expansion) visant à provoquer le retrait d’autres opérateurs ne disposant pas d’un financement illimité et à perte. Les signataires précisent que Grandi Navi Veloci applique partout la même recette : agressivité commerciale unique, flotte abondante, zéro obligation sociale locale. Enfin les signataires dénoncent l’inaction du gouvernement français et de la Commission européenne : « À Paris ou Bruxelles ? Silence radio ! » et les appellent à un réveil réglementaire et stratégique : « Il est urgent de : conditionner les accès aux ports français à des engagements sociaux, fiscaux et environnementaux clairs ; mettre fin à la naïveté commerciale face aux stratégies de prédation soutenues par des conglomérats ultra-capitalisés ; protéger les lignes d’intérêt national avec les outils de souveraineté que le droit autorise. La mer Méditerranée ne peut devenir le terrain de jeu d’un capitalisme sans boussole. »
Port de Bastia : capitainerie en travaux
La tour de la capitainerie du port de commerce de Bastia fait l’objet d’importants travaux de rénovation et de modernisation. Ils devraient être achevés en mai 2026. Haute de 25 mètres, la tour est le point névralgique de l’espace portuaire. En effet, la fonction de la capitainerie d’un port est multiple. Notamment : organisation de l’accueil, gestion des mouvements dans le port et attribution des emplacements pour les navires ; surveillance des installations et du plan d’eau ; alerte en cas de pollution ou d’événements pouvant affecter la sécurité du port et des navires ; organisation des opérations de secours ; application de la réglementation concernant les matières dangereuses ; pouvoir de police du port ; diffusion d’informations. (Photo : JDC)
Pour une régulation des prix des carburants : faut faire mieux !
Plus de 1500 signatures, pas mal, mais faut faire mieux. Le collectif Agissons contre la cherté des carburants en Corse a lancé une pétition pour demander au Gouvernement d’agir. Pour signer : https://www.change.org/régulat... Important de signer, car si les dérives concernant le marché des carburants en Corse sont structurelles, il est possible d’y mettre fin en appliquant l’article L.410-2 du Code du commerce permettant à l’État de prendre un décret de régulation des prix lorsque la concurrence est défaillante.
Patriotti et Sulidarità dénoncent
Le 23 décembre dernier, les associations Sulidarità et Patriotti ont tenu une conférence de presse à Bastia pour dénoncer l’agression dont, selon elles, a été victime, au centre pénitentiaire d’Orléans, Ghjuvà Piccinini, jeune militant nationaliste, incarcéré depuis sept mois dans le cadre d’un dossier relatif à une série d’attentats. Selon Patriotti et Sulidarità, Ghjuvà Piccinini fait les frais d’actes de violence inspirés par un « racisme anti-corse », perpétrés par des personnels de l’administration pénitentiaire. Ghjuvan Filippu Antolini, porte-parole de l’association Patriotti, a évoqué un « passage à tabac » ayant « mis en péril la vie puisque la respiration a été coupée durant plusieurs secondes ». Maître Marc-Antoine Luca, l’avocat de Ghjuvà Piccinini, a annoncé que sera déposée une plainte contre X. La conférence de presse a aussi été l’occasion pour Sulidarità et Patriotti d’exiger à nouveau « le retour immédiat de l’ensemble des prisonniers politiques corses dans les prisons de l’île ». L’administration pénitentiaire a pour sa part démenti formellement « un usage disproportionné de la force » et expliqué : « À sa sortie de cour de promenade, le détenu en question a refusé de se soumettre aux procédures habituelles de réintégration en cellule. nécessitant l’intervention d’agents ÉRIS ». L’ÉRIS (équipe régionale d’intervention et de sécurité) est une unités d’intervention de l’administration pénitentiaire). L’administration pénitentiaire a par ailleurs rejeté l’accusation de « racisme anti-corse : “Les ÉRIS n’ont aucune connaissance des profils des détenus et ne connaissaient donc ni le motif de leur incarcération ni leur origine géographique” (Photo : JDC)