Le GFCA ne méritait pas ça !
e GFCA, qui pourtant avait acquis sson maintien sur les parquets, est rétrogradé en Ligue B avec des conséquences lourdes pour toutes les composantes du club.
Volley-ball : Le GFCA ne méritait pas ça !
Au terme d’une saison compliquée pour des raisons extrasportives, le GFCA, qui pourtant avait acquis son maintien sur les parquets, est rétrogradé en Ligue B avec des conséquences lourdes pour toutes les composantes du club.
Il n’y a pas eu de miracle samedi dernier à Poitiers à l’occasion de la dernière journée de la saison régulière. Battus par un adversaire en course pour la quatrième place, les Ajacciens sont donc relégués en Ligue B. Dans le même temps, Saint-Nazaire, avant-dernier, était battu dans sa salle par Montpellier (3-2). Un simple calcul mathématique nous fait vite comprendre l’ampleur des dégâts. Le GFCA termine à la dernière place du classement avec 19 points, deux longueurs derrière le club du Pays de la Loire. Et la configuration de cette dernière journée montre que ce sont les trois points retirés le 17 décembre dernier qui, aujourd’hui, privent le club du maintien. « C’est un scénario catastrophique, analyse Frédéric Ferrandez, l’entraîneur “rouge et bleu”, on est relégués à la dernière journée alors que, sportivement, malgré une saison très compliquée, nous étions maintenus. C’est incontestablement, un scénario qui va laisser des traces. Sur le match de Poitiers, les joueurs n’ont pas joué un match pour leur survie. Ils sont passés à côté… »
Un véritable chemin de croix
Le film de la saison montre combien, rien ne fut facile depuis le coup d’envoi en octobre dernier. Outre le cas Robin Neraudau, passeur et joueur clé de l’accession, qui n’avait pu être conservé pour raisons financières — budget revu à la baisse — la longue blessure de Dary Bultor, l’inconstance de Bala et l’interdiction de recrutement ont lourdement handicapé le club ajaccien. « Il a fallu puiser dans le centre de formation, ajoute le coach “rouge et bleu”, il nous a donné satisfaction, mais ce fut tout de même très difficile. Il a fallu composer, maintenir le groupe sous pression dans cette adversité et je le répète, on nous a enlevé des points gagnés sur le terrain… Rien n’a été en notre faveur : blessures, interdiction de recrutement quand les autres clubs étoffaient leur effectif, points retirés… »
Le GFCA a traîné comme un boulet ces trois points qui lui coûtent, au final, très cher. « On a joué longtemps avec l’épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je ne dis pas que l’on aurait tout gagné, mais on aurait certainement abordé des matchs différemment. On s’aperçoit, aujourd’hui, malgré ces trois points qu’une victoire 3-1 face à Saint-Nazaire et Nice auraient suffi… »
Et maintenant ?
Les Ajacciens sont rentrés dimanche dans la Cité impériale. L’avenir ? « Ce qui est certain, c’est le groupe va éclater. Il va falloir bâtir de nouveau, recruter, travailler au niveau du centre de formation. Ceci dit, si avenir il y a, car nous avons laissé des plumes au cours de cette saison, il dépendra de nos dirigeants. Pour l’heure, il va falloir digérer cette désillusion. C’est sans doute la pire saison de l’histoire du club. »
Le club ajaccien devra livrer un nouveau combat, extrasportif celui-là. Avec un nouveau budget à préparer pour la Ligue B et le recrutement qui lui est inhérent. Mais auparavant, les dirigeants devront régler la situation financière et veiller à ce que les contraintes de cette saison-interdiction de recrutement et encadrement de la masse salariale — soient levées, ce qui n’est pas une mince affaire même si elles sont moins pesantes en Ligue B.
Philippe Peraut
Crédit photo :Philippe Peraut