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Football féminin : Le rêve de Maeva Ripamonti

A 18 ans, cette jeune fille passée par Afà et surtout le centre de formation de l'ACA ......
Football féminin : Le rêve de Maeva Ripamonti


À 18 ans, cette jeune fille passée par Afà et surtout le centre de formation de l’ACA durant cinq ans, rêve d’embrasser une carrière professionnelle. Depuis deux, elle a rejoint l’OM, le club de son enfance et a même connu une première titularisation en D1.


La reprise du championnat féminin de football est prévue pour le 5 septembre en deuxième division. À cette occasion, les filles de l’OM, reléguée, se déplaceront à Mérignac. Dans un coin de sa tête, une jeune marseillaise ayant passé son enfance et une partie de son adolescence à Ajaccio espère bien intégrer l’équipe une : Maeva Ripamonti. La jeune fille, qui a fêté ses 18 printemps le mois dernier, n’est pas une inconnue en Corse. Dans la Cité Impériale et même plus loin, à Eccica Suarella où ses parents sont arrivés en 2009. Le football ? « C’est une évidence qui s’est imposée naturellement, explique l’intéressée, je ne me voyais pas faire autre chose.
»


De l’ACA à l’OM

Maeva fait donc ses débuts...à 4 ans à Afa avant de rejoindre l’ACA sept ans plus tard. « AFA fit une belle période, ajoute-t-elle, le fait de jouer avec des garçons ne m’a jamais gênée.
» En arrivant à l’ACA, le niveau et les exigences montent d’un cran. À moins de 11 ans, Maeva ronge son frein, apprend et à force de travail trouve sa place dans le groupe des « U11 ». Mais cette première année va être dorée pour elle puisqu’en juin, se déroule le premier tournoi international U11 de l’ACA. Et elle sera de la partie. « On avait un super groupe avec des garçons comme Victor Lebas ou Ryan Contena qui sont toujours au club. Notre parcours s’était achevé en demi-finale contre le PSG. » L’ado de l’époque apprend vite et gravit les échelons en se mêlant aux garçons. « Ce fut dur au début puisqu’il fallait rivaliser surtout physiquement mais à force de travail, j’ai pu m’intégrer gagner une place de titulaire. On avait de très bons coachs. »


Un autre rêve, l’équipe de France

Maeva sait déjà que ce sera le foot pro ou rien et se met en tête d’y arriver. Le problème est que le football féminin en est encore à ses premiers balbutiements dans l’île ou les structures font défaut. Et comme elle ses racines à Marseille, c’est grâce à une détection qu’elle rejoint la cité phocéenne il y a deux ans. « Un rêve de gamine, ma ville natale mon club de cœur, je ne pouvais pas espérer mieux » Titulaire en « U19 », la jeune fille trouve rapidement ses marques sur le côté droit de la défense ou au poste d’arrière centrale. Là aussi, elle parvient à s’imposer et frappe même à la porte de l’équipe une pour une première titularisation face à Fleury. Et puis, la relégation de l’OM en D2 et la pandémie brisent ce bel élan. Il en faut plus pour la décourager. « J’ai continué à bosser et j’espère jouer cette saison avec l’équipe première. » Déjà très mûre pour son âge, la Phocéenne analyse avec une grande lucidité l’évolution du football féminin en France. « C’est assez compliqué, les moyens font toujours défaut, il y a un léger engouement lors de la coupe du monde féminine mais ça s’arrête là. À l’OM, les dirigeants misent surtout sur les garçons et l’équipe de Ligue 1, il y a peu de place pour les féminines à l’inverse de Paris, Lyon ou Montpellier où les moyens sont plus conséquents… »

Si elle est ravie de jouer dans le club de ses rêves, Maeva reste une compétitrice très ambitieuse. « Mon rêve, ce serait de jouer en équipe de France, ma famille me soutient, elle croit en moi et je ferai tout pour y arriver. » En attendant, elle n’oublie pas ses années passées en Corse, ni l’ACA dont elle suit le parcours. « Je reviens dès que possible, ma mère, mon frère et ma sœur y vivent toujours et j’y ai gardé beaucoup d’amis. »

Partie il y a deux ans, elle reviendra peut-être un jour là où tout a commencé…



Ph.P.
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