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A l'accorta cette semaine : eventi e fatti

A l'accorta cette semaine
Un merci mérité
La Collectivité de Corse a acquis le manuscrit de la seconde partie de « La Giustificazione », publié à Naples en 1758, dont l’auteur est Don Gregorio Salvini, ecclésiastique originaire de Nescia, ami et confident de Pasquale Paoli. D’une valeur historique, symbolique et affective certaine, cet ouvrage a été acquis auprès de l’héritière en ligne directe de la sœur de Don Gregorio Salvini. Ayant pour titre en forme longue « La Giustificazione della rivoluzione di Corsica, e della ferma risoluzione presa da' Corsi, di non sottomettersi mai più al dominio di Genova », il recense les cas de mauvaise justice et de mauvaise administration imputables à la République de Gênes en Corse et légitime les révoltes corses contre le pouvoir génois ayant éclaté à partir de 1729. Par ailleurs, comme l’ont souligné dans un communiqué commun les présidences du Conseil exécutif de Corse et de l’Assemblée de Corse : « C’est sur une copie de ce texte que le Président du Conseil exécutif de Corse, le Conseil exécutif de Corse, le Président puis la Présidente de l’Assemblée de Corse ont prêté serment depuis le 17 décembre 2015, à l’occasion de leur prise de fonction. » Dans ce même communiqué, il est indiqué que le manuscrit sera visible publiquement lors de la session de l’Assemblée de Corse des 20 et 21 avril prochains et qu’une conférence de presse de présentation aura lieu le 20 avril dans les locaux de la Collectivité de Corse « en présence de Madame Bacchini née Salvini, à qui la Collectivité de Corse tient à rendre publiquement hommage pour son choix de soustraire ce manuscrit d’une valeur exceptionnelle à la logique du marché et de lui permettre d’intégrer le patrimoine commun de la Corse et du peuple corse. »


A Ghisunaccia : du mieux pour tous

Dans moins de deux ans, un même bâtiment abritera l’Hôtel de Ville et la médiathèque d’A Ghisunaccia. Il comportera quatre niveaux : sous-sol (garage dédié aux élus et au personnel) ; rez-de-chaussée (hall central, salle du conseil, salle des mariages) ; étage 1 (médiathèque avec point d’accès multimédia, espace immersif en réalité virtuelle permettant par exemple des visites de musées, espace bibliothèque et lecture, ateliers pour différentes activités, France Services, Centre communal d’action sociale) ; étage 2 (élus, administration). Ce site unique ainsi que fonctionnellement organisé et aménagé permettra d’améliorer les conditions de travail des agents ainsi que l’accueil et le service à l’habitant. Le projet a été conçu par un cabinet d’architectes local (Cabinet Costantini Architectes). À retenir aussi de ce projet : harmonie esthétique entre le béton, la pierre, le verre, l’aluminium et des éléments décoratifs inspirés de la forêt de Pinia ; parvis d’accès piétonnier et parking extérieur végétalisés ; efficience énergétique. Cette réalisation représentera un investissement de 5,7 millions d’euros.
Infographie : Cabinet Costantini Architectes



Science et Conscience

Sur sa page Facebook, Jérôme Polverini, ancien conseiller exécutif de Corse, ancien maire de Pianottuli-Caldareddu, a virtuellement rendossé son costume d’ancien inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche. En effet, tout en évoquant l’esthétique remarquable du lycée Fesch, il a rappelé combien celle-ci représentait une époque où était assumée et respectée la volonté politique d’une éducation publique exigeante et de qualité : « Les signes annoncés du vieillissement de sa toiture n’entament en rien l’inaltérabilité de ses façades, de ses frises, de ses émaux, des encadrements colorés de ses ouvertures, de ses ferronneries qui défient le temps depuis près d’un siècle et en font un des monuments remarquables de Corse à la gloire du savoir illustré par la devise “Science et Conscience” inscrite à son fronton. C’est une part de cette âme que la vénérable institution a inculquée depuis 1936 à plusieurs générations d’élèves qui ressentaient et respectaient le privilège d’y être instruits par des cohortes prestigieuses d’enseignants dont bien des noms résonnent encore dans les mémoires avec la force de la reconnaissance. À l’égale de cette noble mission, la durabilité et la beauté du bâtiment contrastent avec la fragilité et l’éphémère des établissements contemporains d’éducation, comme si la formation des esprits et des citoyens eux — mêmes n’était plus une priorité de la société à traduire dans la permanence de ses berceaux de pierre. Le lycée Fesch reste à cet égard le symbolique témoin préservé de la haute ambition éducative de la République de nos pères et des générations qui ont suivi. » Expression d’une nostalgie. Mais aussi, sans doute, appel à un sursaut salvateur.


L’histoire sauvée de l’oubli et du maquis

Créée en 2023 par un groupe de passionnés d’histoire, comptant à ce jour une quarantaine de membres, l’Association Corsica 1943 agit pour que vive la mémoire de l’histoire militaire contemporaine de la Corse. Outre intervenir dans les écoles et participer à des commémorations, elle retrouve et remet au jour (nettoyage des sites) des positions fortifiées de la Seconde Guerre mondiale qui étaient oubliées et noyées dans la nature. Deux positions aménagées entre novembre 1942 et septembre 1943 par les troupes italiennes d’occupation ont été traitées ces derniers mois : deux bunkers aux abords de Ponte-Leccia (autour de cette localité, important nœud routier et ferroviaire, avaient été aménagés une dizaine bunkers, positions de tir et postes d’observation) ; poste de tir pour mitrailleuse surplombant la route venant de Bastia et conduisant au col de Teghime (photo). Pour contact ou information : page Facebook Association Corsica 1943 et e-mail [email protected]
Crédit photo : Association Corsica 1943



San Fiurenzu : un pont tout neuf avant juillet

Le pont permettant de franchir le Poggio, cours d’eau traversant San Fiurenzu, a été en partie emporté par une crue survenue le 26 décembre dernier (photo). La construction d’un nouvel ouvrage a bien avancé malgré la découverte d’amiante qui a retardé l’exécution des travaux. La dépose de l’ancien ouvrage est terminée. La mise en place des pieux de fondation est en cours. Resteront ensuite à réaliser le tablier, le revêtement et les équipements de sécurisation. Le nouveau pont devrait être carrossable et ouvert aux piétons avant juillet prochain. Maîtrise d’ouvrage et financement : Collectivité de Corse. Coût des travaux : 3,3 millions d’euros.
Photo : Mairie de Saint Florent



Polynésie : Oscar Temaru contesté

Quinze représentants élus de l’Assemblée de Polynésie française ont annoncé avoir quitté le groupe du parti indépendantiste Tāvini huiraʻatira (Servir le peuple) duquel ils avaient démissionné quelques jours auparavant, et ont constitué un groupe dénommé A Fano Ti’a (Gardons le cap). En conséquence, le Tāvini huiraʻatira ne dispose plus de la majorité absolue (avant les démissions, il détenait 38 sièges sur 57). Les démissionnaires affirment rester indépendantistes et continuer à soutenir Moetai Brotherson, président du gouvernement de Polynésie française, resté membre du Tāvini huiraʻatira mais lui reprochant, comme le font les démissionnaires, une ligne politique extrémiste. Cette ligne politique contestée est incarnée par Oscar Temaru, l’emblématique président fondateur du Tāvini huiraʻatira. Les démissionnaires reprochent notamment à Oscar Temaru et ses partisans : de revendiquer l’indépendance dans les prochaines années alors que Moetai Brotherson préconise de se donner le temps de la préparer ; d’être favorables à l’exploitation des ressources minières sous-marines alors que Moetai Brotherson y est opposé pour des raisons écologiques ; la participation du Tāvini huiraʻatira au Groupe d’Initiative de Bakou soutenu par l’Azerbaïdjan réputé, en riposte au soutien de Paris à l’Arménie, contribuer à saper l’autorité de la France sur ses territoires ultra-marins et la Corse (Nazione est membre du groupe) en leur apportant un soutien logistique et diplomatique.

À votre bon cœur

Depuis 1598, campée sur un promontoire dominant les eaux des golfes d’Aiacciu et du Valincu, la tour dite génoise de Capu Neru est une sentinelle à la fois permanente et vigilante. Longtemps, elle a contribué à prévenir les populations des incursions des corsaires barbaresques. Aujourd’hui, elle menace ruine (fragilisation de la structure, fissures, décrochages de pierres) car elle n’a jamais été restaurée. « Sa conservation est gravement menacée » prévient la Fondation du Patrimoine qui, pour financer la préservation, a lancé une collecte de dons en partenariat avec la Collectivité de Corse (maître d’ouvrage d’un projet de restauration qui prévoit notamment la consolidation de la coupole et des ouvertures, le rejointoiement des maçonneries, l’imperméabilisation des parties hautes, la reprise d’éléments structurels fragilisés, la création d’une plateforme d’accès, la pose d’un parafoudre). Objectif : collecte de 100 000 euros. Pour participer : https://www.fondation-patrimoi...
Photo : Fondation du Patrimoine

Félicitations !

L’Università di Corsica a annoncé la création en son sein de l’Institut de Recherche en Santé de Corse et d’une chaire hospitalo-universitaire. Cela constitue l’amorce d’une démarche visant à doter la Corse des moyens de structurer et développer une recherche en santé sur son territoire. Cela représente un engagement pour l’amélioration de l’offre de soins, pour l’attractivité médicale de l’île et pour l’émergence du Centre Hospitalier Régional Universitaire. Matière à joindre des félicitations à celles ainsi adressées par Paul-André Colombani, député de Corse du Sud : « Félicitations au président de l’Università di Corsica Pasquale Paoli, Dominique Federici, au professeur Liliane Berti, directrice de l’institut, ainsi qu’à l’ensemble de leurs équipes pour leur engagement et le travail accompli ! »
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